Les ondes privées de l'Avant-Garde de Construction Transhumaniste. Mouvement d'élite technologique pour l'élaboration de l'être humain supérieur.
 
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 Poison Ivy

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Liberty Vicious

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MessageSujet: Poison Ivy   Mer 23 Fév - 10:13



Un dernier coup d’œil sur les cartes données par Saül, avant de sortir des souterrains. Il va y avoir de la montagne à franchir. Hochement de tête vers Oya. Liberty enfile une fourrure façon Cruella – blanche à taches noires, allez savoir où elle a trouvé ça – et se remet en route.
On leur a pas menti : dehors, ça caille sévère. La blondinette s’emmitoufle dans le col du manteau en soufflant. Oubliée l’étendue sableuse, devant elles, du blanc, rien que du blanc. La neige verglacée craque sous leurs pas. Rien d’étonnant à ce qu’elles trouvent quelques cadavres gelés en chemin. Pour s’adresser à sa compagne de route, Liberty doit élever un peu la voix, pour couvrir le sifflement du vent :


- On passe cette montagne au nord-est, là ! La fille doit plus être très loin.

L’ascension se fait en silence. Mieux vaut économiser son énergie. Les joues sont rosées par le froid piquant, les mains enfoncées dans les poches quand elles le peuvent. Le temps paraît incroyablement long, mais elles atteignent enfin le sommet… pour redescendre aussi sec. Pas de pause. Les consignes sont claires : atteindre la fille au plus vite pour se regrouper. Minimiser le danger.
Des consignes, il en a laissées un paquet, le chef Scarifié… La suite du programme fait déjà grimacer la punkette. Elle secoue son sac un instant, comme pour vérifier le tintement qui en ressort.

Une silhouette, un peu plus loin. Les deux femmes se dirigent vers elle.
La première des deux, quand le « colis » peut enfin le constater, n’est pas bien grande ; des cheveux blonds en bataille, une cicatrice qui lui court le long du cou, elle sort la tête du manteau de fourrure pendant que ses boots noires impriment leurs dernières traces dans la neige. Elle est suivie par une brune à l’allure aussi sauvage. Elles sont toutes les deux un peu crasseuses, après la traversée des souterrains, mais ce n’est sans doute rien par rapport à la troisième qui se tient face à elles.

Pas un sourire, pas une main qui se tend. Liberty se contente de demander :


- Ivy Violet ?
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Mer 23 Fév - 11:13

Le colis, lui, est plutôt grand. Une perche.

Derrière son ciré blanc déchiré à maints endroits, en lambeaux, même, on devine plusieurs couches de vêtements.
En témoigne la capuche noire couverte de flocons posée sur son crâne.

Du noir, il y en a partout sur le visage.
Une cagoule, d'où émergent seulement des lèvres craquelées, défoncées, meurtries par le froid, et deux yeux presque clos, rougis, dans lesquels subsistent un fond d'intensité de regard très féminin.
Des bribes de gouttes d'eau gelée, sur les cils qui surplombent le vert trinitite aux reflets bleutés.

Le sexe de l'individu en question est certes ambigu, mais il n'y a pas l'air d'y avoir grand chose, à l'entrejambe du treillis en piteux état qui recouvre les longues guiboles.
La coque brune des deux rangers, quant à elle, peine à se dévoiler, sérieusement enfoncée dans le manteau neigeux conséquent.

A la main droite, un simple gant de cuir.

Mais à la main gauche. Un crochet métallique, qui dépasse de la manche. Tout juste plus grand et large qu'un majeur replié de grand gaillard adulte.

Crochet qui se lève vers la cagoule, pour y goûter les bords, et dévoiler le visage en les rabattant progressivement vers le sommet du crâne; quelques mèches huileuses de cheveux châtains commencent à retomber sur les joues pour s'y plaquer.

Pas un sourire. Pour sûr. La figure ne suinte pas la joie de vivre par tous les pores. C'en est presque triste à pleurer, d'avoir une tête aussi sinistre, les cernes comme des tranchées, les joues creuses, le visage à la fois blême et cireux, luisant de transpiration et d'humidité. Pourtant, elle n'est pas repoussante. On dirait même qu'en arrangeant un peu les choses, ça pourrait en faire un joli petit lot. Seulement, ça ressemble juste à une femme au bout du rouleau. Qui n'en peut plus. Et pas d'avoir fait ses kilomètres à pieds, non... Oh, sans doute un peu les falaises, mais enfin... Non. Autre chose.
L'extérieur suggère ici l'intérieur.



Elle se tient pourtant droite. Raide. Le menton légèrement relevé, comme une dernière fierté.

Mais les dents, un peu jaunes, claquent involontairement. Les jambes tremblent. Les bras, légèrement écartés du corps comme pour suggérer la non-agression, la possibilité de communication, sont victimes du même mal.

La voix qui sort de la bouche ravagée est complètement éraillée, sur le point de mourir. Mais encore, toujours ce grain froid, ce fil rigide, qui a l'air de faire tout tenir chez cette femme, cette assurance-vie, en somme, et là devrait être sa véritable définition:


« C'est moi. »



« Je ne suis pas armée. »



« Liberty ? »


Elle la regarde dans les yeux. Et seulement dans les yeux. Les paupières battantes. La bouche encore entrouverte après paroles, qui dévoile une respiration troublée, nerveuse.
Elle se crée et décède en vapeur d'eau.
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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Jeu 24 Fév - 4:46

Un sourcil qui se hausse. Une bouche qui s’entrouvre elle aussi.
Bien sûr. Mais à quoi elle s’attendait, aussi ? A trouver une militaire rigide, juste un peu sale, dont la force de caractère n’aurait été que renforcée par les privations ? A quoi elle s’attendait… Ce désert est plus rude que la rue, que l’Avant, et la voilà choquée par cette apparition. Ce visage émacié. Ces cernes trop profonds qui gâchent le regard. Ivy a beau se tenir droite, on voit bien qu’elle a souffert.

Défilement d’images. Dix ans ; à l’agonie sur les marches qui mènent à un grand magasin, un ultime cachet rose, survivant, dans la petite main. Les nombreux clochards croisés, morts de froid, que plus personne ne regarde. Un homme abattu par une balle et un cri déchirant.
C’est la première fois depuis quelques temps que Liberty touche de nouveau du bout du doigt cette horreur. La Faucheuse semble rôder autour de la fille, semble même s’amuser d’elle ; Elle attend encore un peu pour la prendre. Elle lui a cruellement abîmé le visage, Elle la fait trembler. Il était temps qu’elles arrivent.

La blondinette se reprend rapidement, referme la bouche. Les yeux bleus font face aux verts, sans ciller.


- Ouais euh… ouais, Liberty. Et v’là Oya.

Le ton est moins froid que ce à quoi l’on aurait pu s’attendre, quand on sait l’inimitié que lui a inspirée Ivy jusque là. Mais il n’y a pas de pitié dans la voix légèrement éraillée. Non. Simplement, elle comprend.
Liberty pose son sac au sol, et s’accroupit pour en sortir deux objets singuliers. Le premier ressemble à un détecteur ; le deuxième, une pince à bouts plats, dont on peut probablement deviner la fonction.

Elle se relève. Fait clignoter dans sa tête la lumière rouge « Danger potentiel ». Adopte une contenance, et s’efforce de prendre un ton autoritaire.


- Déshabille-toi.

Elle empoigne le détecteur, et tend la pince à Oya. Les festivités d’accueil vont commencer.

- On doit t’examiner. J’vais vérifier tes fringues pendant qu’Oya te… fouillera. Si tout est ok, on t’filera ça.

Derniers sortis de son sac, la punkette laisse tomber au sol deux gourdes d’eau, quelques steaks et fruits, et des fioles colorées, le tout emballé de façon à résister au froid. Il y a aussi là une autre fourrure que pourra revêtir Ivy après l’examen.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Jeu 24 Fév - 7:22

Tout est normal. Tout est bien normal, en somme, alors qu'elle ferme les yeux aux dernières paroles de Liberty, et que la mâchoire en roue libre, jusqu'à présent, recentre sa pression pour serrer les dents. Le visage crispé se crispe encore et encore, les traits usés semblent se redessiner au marteau piqueur, les rendant infiniment plus douloureux.

Quelques secondes, tout au plus, avant qu'elle n'ouvre à nouveau les yeux, et observe vaguement les environs, avec une lueur d'amusement acide dans le regard. Un rire jaune se dégage du coin de la gueule, très vite étouffé par une quinte de toux sèche, qui l'oblige presque à se plier en deux pour se calmer.

En fixant la neige:


« Ok... Au point où j'en suis... J'peux pas discuter... »

Ivy se redresse et libère la fermeture éclair de son ciré. Elle s'aide de sa main valide pour ôter la manche de son bras gauche, avant de déposer le vêtement à plat, au sol, comme un petit tapis plastique qui se confondrait avec le terrain, aux pieds de Liberty. D'un coup de crochet, elle retire définitivement la cagoule, et place cette dernière au milieu de l'imperméable.

Apparait alors, porteur de la capuche, un sweat-shirt qui ne fait pas vraiment très "militaire". Au dessus de sa poche kangourou, une tête de mort en sérigraphie, dont le motif général est composé de minuscules 0 et 1; chaque orbite est bardée d'un X rouge; posé sur le crâne, un haut de forme presque aussi noir que le sweat.

Là encore, en tremblant de plus en plus comme une feuille, en reniflant, en passant parfois le plat de sa main sous son nez pour essuyer les gouttes qui sortent des narines, elle retire la chose, en faisant bien attention de ne pas gripper le crochet dans le tissu. Le sweat rejoint ses compères, mais elle prend même la peine de le plier un peu; en pilote automatique, elle a l'air d'accorder de l'importance à ses affaires: on aurait pu croire qu'elle se serait déshabillée avec rage et fureur, ou qu'elle se serait rebellée. Mais même pas. Ses yeux semblent à présent complètement perdus, et on ne sait pas trop si elle ne va pas vaciller définitivement, alors que sa chevelure sale s'encombre de son lot de flocons. La pénible situation semble s'être totalement effacée au profit d'une logique froide mais brumeuse, d'une mécanique glaciale mais fragile.


« Faîtes attention à...ce qu'il y a dans...la poche kangourou...c'est fragile... »

Et le corps écorché apparait donc enfin, derrière un maillot de corps rongé par une transpiration et une crasse datées d'au moins plusieurs mois de galère, et un gilet bleu-gris qui dévoile les bras.

Labourés de cicatrices anciennes plus ou moins régulières, en forme de griffes ou d'impacts ronds, ceux-ci sont quelques fois masqués par des bouts de tissus quelconques, souvent renforcés par une sorte de scotch proche du chatterton.

La prothèse couleur chair à la main gauche est particulièrement petite, sensiblement fixée dieu sait comment dans le prolongement du poignet - un cylindre qui fait, en longueur, la moitié d'une main doigts écartés, où est donc encoché, en son milieu, le fameux crochet qui dépasse.

Une poitrine généreuse surplombe un ventre sans doute décharné.

Alors qu'elle va pour retirer son gilet, un voile blanc passe devant ses yeux, et ses jambes plient. Elle s'affaisse, étourdie, et tombe sur le derrière. Complètement dans le coltard, avec les membres qui ne répondent presque plus de rien, les guiboles qui tressautent dans la neige, et les bras qui se rejoignent en vibrant sur la poitrine, ses lèvres laissent quand même échapper:


« C'est bon...j'ai pas b'soin d'aide...j'vais y'arriver...j'me déshabille...j'fais vite...j'me dé...pêche...vous...êtes...n'est pas...à couvert...un piège...je...je...je... »

Violet délire pour de bon. La morve au nez, la peau apparente qui commence à se couvrir de plaques rouges, elle tente d'arracher avec les dents une des étoffes en coton qui couvre son coude droit, tout en se relevant, non sans un terrible effort, proche du miracle...

Et, par miracle là encore, quand elle y arrive, c'est un gros tatouage, l'acronyme « DIY », qui s'affiche sur l'articulation.
Avec, au dessus, en lettres un peu plus petites, les phrases suivantes, qui forment deux cercles autour du bas du biceps:


You may stop this individual
But you can't stop us all
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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Jeu 24 Fév - 13:11

Serrer les dents. Garder le regard rivé sur le spectacle qui s’offre à elle. Le masque doit être infaillible.
Liberty a du mal à supporter ce qu’elle fait endurer à cette femme qu’elle connaît à peine. Bien sûr, Ivy leur a donné quelques raisons de se méfier d’elle. Les consignes de Saül ont été claires, d’ailleurs la punkette n’a même pas cherché à les discuter. Elle a su dès le départ que ce serait difficile, mais qu’il faudrait aller au bout. Alors elle ne dit rien. Reste droite, les mains croisées derrière le dos.

Le ciré et la cagoule sont posés devant elle. Elle observe le sweat qui se dévoile en haussant un sourcil, qui revient vite à sa place. Inattendu. Attention à ce qu’il y a dans la poche kangourou. L’information est notée mentalement, il va falloir vérifier avec application.
Le corps qu’elle découvre fait presque grimacer Liberty. (Mais non : rester impassible.) A côté, les cicatrices qu’elle-même conserve de ses quelques mésaventures sont limite risibles. Les douches de New Vegas feront du bien à Ivy, mais un médecin devra aussi l’examiner. Ça semble important. Elle paraît en avoir enduré beaucoup trop et être malade.

Mais voilà que le colis s’écroule. Et un colis qui s’écroule, c’est un colis qui sera difficile à transporter jusqu’en ville. Malgré les paroles qui s’échappent des lèvres craquelées, la blondinette fait un signe de tête à Oya.


- Aide-la à enlever le reste. Ensuite tu fais la fouille.

Liberty s’accroupit de nouveau, et entreprend la vérification des vêtements. Détecteur dans une main, elle attrape d’abord le sweat de l’autre. Relève les yeux un instant, et aperçoit les tatouages. Ses gestes se stoppent net. Elle ne peut pas encore lire correctement les deux phrases qui entourent le bras, mais les trois grosses lettres attirent son regard.

DIY ? Elle ne connaît qu’une signification à ce sigle… Mais là, ça l’étonnerait assez.

Rester impassible, on a dit !

Se rendant soudainement compte de la position absurde dans laquelle elle s’est figée, la punkette rattrape le pull qu’elle a laissé retomber au sol. Il est un peu lourd. La poche. Elle en sort une rangers qu’elle pose à plat sur la neige devant elle. Tente de se souvenir du fonctionnement de l’engin ; appuyer sur le bouton, ne pas toucher au réglage, simplement braquer la tête sur la zone à inspecter.
Et pose la question, l’air de rien, gardant une oreille au bip potentiel qu’émettrait le détecteur s’il trouvait du métal dans le sweat à la poche désormais vide.


- DIY ? Qu’est-ce que ça signifie ?
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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Jeu 24 Fév - 20:39

Impossible de savoir comment la tour de Pise humaine arrive encore à tenir debout.

A s'acharner cette fois sur le patchwork au niveau de son poignet droit, en grattant avec le crochet, en usant encore de ses dents; à moitié ramassée sur elle même dans sa frénésie, comme un animal qui essayerait de se libérer du propre piège qu'il a construit.


« Je...je...j'ai...j'ai pas b'soin d'aide...si...si j'peux pas...si je...je...m'déshabiller moi même...alors faut...faut m'buter... »

Le dernier bout de scotch sur la main droite va se perdre à l'horizon, emporté par une bourrasque glaciale.
Entre l'articulation du poignet et le bas de la main, le même symbole que sur le sweat, avec de l'encre rouge pour les croix.
Un grognement de satisfaction de la part d'Ivy, avant qu'elle ne se mette à attaquer le camouflage du coude gauche; on dirait que ses yeux, bien que paumés, cherchent consciencieusement à ne pas jamais effleurer la présence de ces dessins.


« J'pré...j'préfère encore...j'préfère encore faire...une atta...attaque du...du coeur...que...que de...d'me laisser déshabiller... »

Rien ne sonne du côté du sweat. La machine risque de s'emballer déjà plus pour la ranger.

« L'reste...l'reste...c'est votre foutu...foutu problème... »

La trentenaire sur les rotules tourne son visage fièvreux vers Liberty, alors qu'elle commençait à maugréer dans sa barbe sur ses conneries de bandes de tissus. D'un coup sec, elle arrache un autre de ces remparts.
Au même endroit que le DIY: un cercle entoure cette fois les lettres « R.I ». Quatre flèches en sortent, comme les quatre points cardinaux. Sauf qu'à bien y regarder, ce ne sont pas vraiment des flèches.
Ce sont des poings.
Au nord, il brandit un drapeau noir.
A l'est, une mitraillette.
A l'ouest, une fleur.
Et au sud, un coeur.

Ivy est à nouveau prise d'une quinte de toux sèche après la question de Liberty – elle se tient les côtes, les yeux clos; sans être médecin, on dirait plutôt que c'est nerveux; avant de se remettre à l'ouvrage sur la bande proche sa prothèse, comme si de rien n'était. Enfin... Façon de parler. Elle commence à sévèrement loucher sur les vivres à quelques mètres de ses pieds...


« Do...do it yourself... »
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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Sam 26 Fév - 4:21

- Ok. On t’laisse faire. Pas d’souci.

Nouveau hochement de tête vers Oya, qui n’a de toute façon pas bougé. Liberty fronce les sourcils. La toute nouvelle Scarifiée semble avoir du mal avec la tâche qui lui a été accordée.
Le sweat retombe mollement au sol. Avant de continuer, la punkette attrape dans son sac un carnet et un stylo. Peut-être ne s’attendait-elle pas à autant d’informations ; mais le corps d’Ivy a l’air de réserver bien des surprises. Alors elle commence à noter les phrases, dessiner grossièrement les tatouages.

Les tatouages… DIY… Cette nana est tout sauf une militaire classique, elle en mettrait sa main à couper. Peut-être… Mais pour l’instant, il faut continuer l’examen. Elle essaiera de discuter avec elle plus tard, quand elle sera en état.

Détecteur au poing, c’est maintenant la rangers qui est inspectée. Une série de « bips » sonores retentit. Liberty éloigne et pose l’engin pour le faire taire, et plonge une main à l’intérieur de la chaussure.
Il y a là quelques petits objets, et un plus gros qu’elle sortira, celui-là, après une seconde immersion. Le tout est déposé sur les vêtements déjà enlevés.

Une Gameboy. Et que je te tourne le jouet dans tous les sens, que je te cherche un truc bizarre dessus. Mais la machine a l’air inoffensive, si l’on met de côté l’antenne télescopique qui ne devrait pas se trouver là, et ce qui ressemble à un émetteur. Sa radio ? Alors qu’est-ce que peut bien foutre là cette cartouche de jeu ? Passons. Vaut mieux ne pas y toucher pour l’instant.
A côté, deux plaques militaires, scrutées par les yeux clairs. Ivy Violet. Neil Harding. Rien qui mérite une quelconque méfiance. C’est à ce qui subsiste des objets que l’affaire va se corser.

Des outils, si l’on regarde de près. Une griffe formée de trois tournevis, un foret, un machin rond et plat, et une croix de trois cylindres métalliques. Le regard dérive sur le crochet, à la main gauche d’Ivy. Les outils semblent faire la même taille. Mais l’idée paraît saugrenue.

Liberty remet les plaques militaires dans la rangers, et range le reste dans son sac.


- J’prends ça. J’en prends soin, et on t’les rendra à New Vegas.

Une énième fois, elle se retient de grimacer. Qu’elle l’ait voulu ou non, cette fille est actuellement sa victime, et elle souffre. Elle a du mal à tenir debout, mais les deux Scarifiées respectent sa fierté et ne l’aident pas.
Même si elle lorgne vers les réserves au sol.


- Si c’est juste des tatouages que t’as sous les bandes, laisse tomber, on verra ça en ville, et enlève plutôt c’que t’as encore de fringues. Tu sais, plus vite j’aurai vérifié qu’t’es clean, plus vite tu pourras bouffer un truc et boire un coup.

Facile à dire, sans doute.
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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Sam 26 Fév - 7:22

Elle arrête brutalement ses gestes nerveux à l'encontre de la dernière bande pour se figer, ne tremblant plus qu'au niveau des épaules, les yeux fixés sur le sac de Liberty.

Son poing se serre, alors qu'elle jette un regard noir vers la punkette. Une dose d'adrénaline, sans doute, lui fait ouvrir sa gueule, le corps encore plongé dans les affres du froid mordant.


« Nan mais...attendez...c'est quoi ce putain de cinoche à deux balles... Vous m'demandez...d'me désaper...ça j'veux bien... »

Ce qu'elle continue d'ailleurs à faire après ce dernier mot, balançant vivement le gilet derrière son épaule.

« ...ensuite vous m'volez... »

Le maillot de corps est presque collé à l'épiderme; le gel, la crasse, et la transpiration font que de petits morceaux de peau se détachent du tronc squelettique à mesure de l'effeuillement. Ivy met en boule la serpillière puis la jette négligemment aux pieds de Liberty. Ses seins gigotent dans un soutien-gorge noir mité, et le dénivelé charnu contraste sévèrement avec les côtes saillantes, le nombril perdu au milieu d'une vallée osseuse.


« ...après vous allez faire quoi ? M'foutre vos ciseaux...dans la chatte...j'ai une attitude à...avoir un truc coincé dedans...forcément... »

Elle abaisse légèrement les bonnets et se penche pour montrer qu'il n'y a rien de dissimulé dans son soutif. Ivy manque de tomber vers l'avant. Rire jaune, toux sèche, alors qu'elle reprend difficilement son équilibre.

« ...et après quoi ? Vous allez reluquer ma prochaine merde...au cas où j'aurai avalé un flingue... ?... C'est pas con ça...vous y avez pensé ? Vous voulez pas...vérifier que c'est des vrais nichons que...j'ai là...pendant qu'vous y êtes ?... Si j'ai pas d'dents creuses...ou des crottes de nez empoisonnées... »

Violet commence à déboutonner son treillis, mais les manoeuvres sont de moins en moins précises, les phalanges des doigts craquent, se bloquent, les muscles des bras se raidissent.
Mais de continuer, avec des soupirs d'exaspération dans la voix brisée, en désignant vaguement Oya du menton.


« ...et ça c'est quoi...Liberty... Ça peut...parler ?...
Y'a un groupe qui s'ballade...avec un FN P90 près des falaises...au nord...et nous on s'regarde le cul pour s'dire bonjour...complètement à découvert...foutues conneries... On perd notre temps toutes les deux. C'est aussi humiliant...pour toi que pour moi...
»

La fermeture éclair saute enfin. Elle abaisse son froc jusqu'aux chevilles. La culotte n'est pas bien vaillante. On peut être sûr qu'elle a eu ses règles.
Plusieurs fois, depuis plusieurs mois, même.
Sûr.
Ces choses là disparaissent difficilement au lavage à l'eau croupie...


« Attention...c'est piégé... »
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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Sam 26 Fév - 11:35

Silencieuse. Liberty laisse parler Ivy ; continue à noter mentalement chaque détail. Réprime toujours des grimaces de dégoût quand la peau se détache, ou quand elle découvre l’intimité souillée. Accueille sans rien dire les vêtements à ses pieds. Ne répond pas au regard noir de la jeune femme. Observe de loin la poitrine qu’on lui présente.

Elle ferme les yeux un instant, et prend une grande inspiration, comme pour se donner du courage. Quand elle les rouvre, c’est pour saisir d’une main ferme le détecteur, et en passer lentement la tête sur chaque morceau du corps meurtri.


- Sérieux, si tu crois qu’ça m’fait tripper…

Le ton n’est pas moqueur. Pas énervé. Pas impatient non plus. Elle lui parle comme l’on débiterait de simples faits, des preuves indiscutables à propos d’un crime.

- Première chose : j’te vole pas. Tes machins, j’te les rendrai à New Vegas, comme j’te l’ai dit. Deuxième chose : tout ça c’est pas mon délire. J’y suis venue à contrecœur, mais j’ai pas trop eu l’choix. Tu dois bien t’douter que j’suis pas du genre à m’plier à des ordres à la con, d’habitude. Mais les choses ont changé. Et on doit changer avec elles.

Le détecteur glisse avec application, à quelques centimètres d’Ivy. Tout en s’expliquant, la punkette reste attentive, une fois encore, à un éventuel bip, qui indiquerait une présence non souhaitée.

- Troisième chose…

Elle désigne elle aussi d’un furtif signe de tête la brune derrière elle.

- …C’est pas « ça », c’est Oya. Une Scarifiée. T’as dû la faire flipper, parce qu’elle était plus bavarde les autres fois.

Un sourire qui passe rapidement.
De là où elle est, Liberty ressent presque les frissons du « colis » qu’elle inspecte.


- Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’serais partie avec un cheval, qui t’aurait portée après que j’t’aie ravitaillée et filé une couverture. Ça m’fait chier d’être ici à découvert, ça m’fait chier de devoir te foutre à poil pour voir si tu planques pas des trucs, et ça m’fait chier de devoir camper là cette nuit parc’que tu s’ras pas en état d’repartir immédiatement. Mais j’le fais. C’est qu’un putain d’sale moment à passer, alors essayons d’le rendre le plus court et l’moins désagréable possible.

Ça ne bipe toujours pas ?
Elle s’applique, la Scarifiée. En essayant de ne pas trop regarder le corps amaigri, griffé de partout. C’est sale, c’est dérangeant. Bien entendu, ça l’est encore plus quand on descend un peu…


- J’suppose que si l’machin sonne pas, j’serai pas obligée de t’malmener l’intérieur avec cette foutue pince…

Elle adresse un regard entendu à Ivy.

- C’est quoi l’groupe armé dont tu parles ?
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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Sam 26 Fév - 22:21

Evidemment, le détecteur sonne pour la prothèse, et un peu au niveau du treillis. Autrement: nada, zéro, que pouic.

Ivy semble légèrement se détendre, et répond à Liberty d'abord par de profondes inspirations encombrées. Observe du coin de l'oeil les gestes de la jeune femme. Se penche un moment, les vertèbres apparentes comme des écailles de dinosaure, pour retrousser chaque poche du treillis, vides pour la plupart. Hormis du fil noir, une aiguille et un dé à coudre, en plus d'une minuscule paire de jumelles et une ridicule lampe torche, qu'elle agite au milieu de sa main, puis laisse tomber dans la neige, avant de délasser ses rangers, et d'en écarter les bords. Ivy remonte son pantalon sur ses hanches, puis déploient les bras sur sa poitrine.


« C'est tout...j'ai rien d'autre...j'dois avoir seulement d'autres culottes...dans les poches intérieures du ciré...
...écoute...j'te juge pas...j'te remercie d'être venue...écoute...
»

Un de ses bras se déplie légèrement, comme si elle voulait attraper un bout de la fourrure de Liberty, ou juste la toucher, mais se ravise. Elle plonge ses yeux de mort-vivant dans ceux de la scarifiée.

« ...trouvons nous un coin...au bas des collines...une grotte ou quelque chose...on pourra mieux...s'entendre sans doute...et puis du steack... »

Un semblant de sourire, qui semble apaiser les cernes violacées l'espace d'un instant.

« ...merci. Vraiment... »

Elle tourne le visage vers le nord, songeuse. Son crâne s'éprend de mouvements de plus en plus saccadés. Il est peut être temps de se couvrir, avant de se prendre un ultime coup de bambou, et tomber pour de bon dans les vapes.

« ...c'est le groupe...dont je vous ai parlé...je les ai observés...au début...j'ai cru que...y'avait que des armes...de bric et de broc... »



« ...et puis la nuit où...je suis passée près...près de...de leur campement...en vitesse...j'ai vu une des femmes...en tour de garde...avec l'arme... »
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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Lun 28 Fév - 12:35

Mordillement de lèvre. Foutu tic.
Non, le détecteur n’a pas sonné. Mais les ordres étaient clairs : faire la fouille. Et le chef Scarifié, il ne rigole pas avec les ordres.

Mais n’oublions pas que l’on a affaire à Liberty, punk de son état, la contestataire de la bande. Obéir les yeux fermés, ça n’est pas son habitude. Et en l’occurrence, elle ne voit aucune raison valable au fait de faire subir à cette fille une fouille intérieure : elle a collaboré, elle est clean, et n’a surtout pas l’air menaçante. Et puis franchement, qu’est-ce qu’elle aurait bien pu planquer dans son cul, dans cet état ?

Alors la blondinette hoche simplement la tête. Elle laisse Ivy remonter son pantalon, jette un œil à chaque poche retournée pour finaliser l’examen. Par acquis de conscience, elle vérifie les rangers de plus près. Et quand la « militaire » esquisse un geste pour la toucher – même s’il ne se finalise pas – elle ne bronche pas. Elle se contente de fourrer le détecteur de métaux dans son sac.


- C’est ok. Rhabille-toi, on va trouver un coin plus à l’abri, ouais.

Liberty arrache d’un geste sec des mains d’Oya la pince à bouts plats, qu’elle exhibe.

- C’la dit, j’peux pas t’promettre que Saül voudra pas concrétiser l’truc à New Vegas. J’pense que tu devras être examinée par un médecin, possible du coup qu’t’y échappes pas. Mais j’serai là.

Elle n’explique pas, non, que Saül lui a demandé d’être ultra vigilante, de ne laisser Ivy seule avec personne. De la surveiller. Mais à cet instant, elle se dit aussi que la surveillance ira dans les deux sens. Elle s’assurera qu’on n’en profite pas pour malmener la demoiselle. (Fichue utopie que cette obsession des traitements corrects, hein ?)
Elle se baisse une dernière fois au sol, pour ramasser les vivres et les vêtements. Et tend ces derniers à Ivy, écartant le maillot crasseux.


- Tu peux éviter d’remettre ça… J’vais pas t’filer d’fringues propres maintenant, ça servirait à rien.

Mais quelque chose de chaud, ça ne sera pas du luxe. La punkette sort une épaisse couverture de laine, visiblement destinée à atterrir sur le ciré, une fois qu’il sera de nouveau sur le dos de sa propriétaire.
Sac fermé, jeté sur l’épaule. Elle attend que miss Violet se soit resapée, vérifie qu’elles n’oublient rien sur place, et commence à se diriger vers le pied des montagnes.


- On a d’quoi faire un feu. Pour c’qui est des types armés, on verra ça plus tard.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Mar 1 Mar - 0:22

La chose est faite, on ne s'y attardera pas. On précisera tout de même qu'Ivy a eu une attention toute particulière pour ce qui reste du contenu de la rangers, et qu'elle n'abandonnera pas le maillot qui ne ressemble plus à grand chose. Elle le roulera en boule dans la poche de son sweat. Avant de reprendre la marche, la couverture drapée sur les épaules, serrée autour du crochet devant le torse.

Une petite caverne, un feu, un repas, une session troglodyte, avec le vent nimbé de neige qui lèche la roche et hurle à l'entrée. La cagoule a été remise en place, elle ne s'en débarrasse même pas pour la collation.

Les premières bouchées sont entamées fiévreusement, à la va-vite, entrecoupées de soupirs de satisfaction proches du grognement canin. La main débarrassée du gant étale ses doigts en étoiles au dessus du feu, parfois. Mais finalement, elle ne mange pas tant que ça. On la voit lorgner sur ses propres restes, comme si la tentation était presque insoutenable; en réalité, c'est plus malin qu'il n'y paraît. Réhabituer son estomac. Petit à petit. On pourrait lui mettre les plus fameux mets de l'ancien monde sous le nez qu'elle ne prendrait même pas un micro-bout de gibier délicieusement saucé, sans doute.

Silence de mort, alors qu'elle boit quelques gorgées d'une gourde bien remplie, avec le vert trinitite qui zigzague entre Oya, Liberty, et l'ouverture de la cavité naturelle.
Silence de mort, alors qu'elle perd ce même regard dans les flammes, et qu'elle commence à piquer du nez. Le menton se relève à cinq reprise, les yeux s'efforcent d'écarquiller leurs paupières. Avant que le rideau se ferme, pour une minute. Une minute seulement à dormir, avant de se réveiller subitement, un hurlement étouffé dans les encombrements glaireux de la gorge, les muscles des bras qui se tendent, pour décocher un violent coup de crochet dans le vide, devant elle.
Merde alors. Un ange passe.

Elle redresse sa cagoule, fait perler quelques gouttes d'eau sur ses traits tendus comme des cordes de piano ou creusés comme des rigoles d'égout, passe fébrilement le bout de ses doigts rongés jusqu'au sang contre ses lèvres en lambeaux.

Encore blafarde et sous tension, elle adresse un regard appuyé vers la punkette. Ivy se racle la gorge, mais crache relativement discrètement derrière sa propre épaule, pour se dégager les sorties des bronches. Elle ouvre la bouche pour briser le silence, mais seul un sifflement atone s'échappe. Elle fait vibrer sa gorge, donne quelques petites tapes sur sa poitrine, puis récidive.


« Ahem... »



« Je veux surtout pas que cette histoire de fouille t'apporte des problèmes. R.A.S. T'as fait ton boulot. »



« On sait toutes les deux que tu n'as pas dû faire ça souvent. Que c'était beaucoup plus sommaire et improvisé qu'il n'y paraît.
Et Saül devrait apprendre que ce qui est valable dans un milieu clos pour une fouille ne l'est pas totalement en extérieur. Surtout avec ce temps.
 »

Quinte de toux sèche.

« Je veux pas dire par là que c'est un mauvais traitement, le coup de la pince, à poil dans la neige. Une fouille est toujours un mauvais traitement. C'est pas de ça dont il est question...
Mais pendant toute l'opération, tu t'es focalisée sur mon corps, mes vêtements, et seulement ça. Je n'ai pas bougé de la position où l'on s'est rencontré. 
»



« J'ai fait de la guérilla depuis toute petite, alors tu sais... Si j'avais voulu cacher quelque chose pour vous baiser le moment voulu, je ne l'aurai surement pas planqué sur mon corps, dans ces conditions. Avec un peu d'imagination et trois fois rien, on peut faire beaucoup de choses. »


Aucun mirage d'amusement ou de provocation ne passe dans son regard, alors qu'elle boit encore un peu d'eau, en fixant toujours Liberty. Elle laisse orphelines ces dernières paroles, laissant la remarque à moitié vacante.

« D'ordinaire je cause pas beaucoup. »

Elle roule un peu des yeux.

« J'ai pas la réputation d'être très sociable et chaleureuse. Quand j'étais gamine, les copains m'avaient surnommée l'autiste pour m'embêter... »

Joli sourire très humain, vite réduit à une expression sombre et terne.

« Là j'ai de la fièvre et presque un an de solitude sur la route dans la gueule. Profites-en si tu veux. »



« T'as pas un truc gras pour les lèvres ? »
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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Poison Ivy   Jeu 3 Mar - 12:54

Une caverne. Trois nanas dans une caverne, qui ne causent pas. De temps en temps, un courant d’air glacial qui s’immisce, quand le vent va dans le mauvais sens. L’obscurité et les sifflements rendent l’endroit glauque.
Liberty a allumé un feu avec la torche de pyrotechnie qu’elle trimballe constamment dans son sac. Bien pratique pour ce genre d’occasion. Trois steaks ont mollement grillé sur des broches et ne sont maintenant plus qu’un vague souvenir. Seuls quelques morceaux de fruits du dragon subsistent encore dans les gamelles en métal.

Elle ne dit rien. Elle respecte le silence d’Ivy, visiblement exténuée, qui pique du nez plusieurs fois. Pendant ce temps, la punkette a tout le loisir d’observer le colis qu’elle ramène. Saül posera sûrement des questions. La fille a l’air rodée.

Fille qui, quelques instants plus tard, se réveille brutalement en balançant un coup dans le vide. Liberty se félicite intérieurement de ne pas s’être assise trop près. Elle remarque à peine le regard qui lui est envoyé.


- Ça va. J’aurai pas d’problèmes. Saül est un peu spécial, mais il est pas con. Juste très… militaire, il a tout l’temps vécu comme ça. Genre… carré carré quoi.

Pour la suite, elle ne fait que hocher la tête. Cette histoire de fouille, elle n’était pas d’accord depuis le départ. Remarquez, au départ, elle ne voulait pas entendre parler de cette mission. La méfiance est toujours là, bien entendu. Elle a appris, au fil du temps ; à jeter des regards en biais aux inconnus, à ne pas faire confiance à n’importe qui. Mais là, elle sent tout de même qu’elle peut relâcher un peu la tension. La suite sera difficile, autant rester cool une soirée au moins.

La besace est rapidement inspectée, pour se voir allégée d’un quelconque baume à base de plantes – encore – qui sera lancé à Ivy. Pour ses lèvres.


- On aura tout l’temps d’discuter une fois à New Vegas. Pour l’instant, tu devrais plutôt t’reposer. La route est pas facile demain, et dans les souterrains, faudra être sur nos gardes aussi. Va falloir être en forme.

Elle jette un bref coup d’œil vers Oya.

- Puis t’as pas l’air d’être la seule à en avoir besoin.

La punkette se relève lentement, s’étire en levant les bras vers le plafond. L’entrée de la caverne sera surveillée toute la nuit. Pas besoin de sommeil pour elle, elle est habituée.
Mais avant de prendre la garde, elle se tourne une dernière fois vers Ivy.


- J’pense pas qu’tu sois assez conne pour nous faire un coup foireux. Tu sais qu’tu t’en sortirais pas. Mais toi comme moi, on va devoir respecter les consignes jusqu’au bout. C’est c’qui sera l’mieux.

Un hochement de tête, puis elle se poste, arc en main. La nuit risque d’être longue.
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