Les ondes privées de l'Avant-Garde de Construction Transhumaniste. Mouvement d'élite technologique pour l'élaboration de l'être humain supérieur.
 
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 La 5e colonne rentre au bercail

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Ethan Waits

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MessageSujet: La 5e colonne rentre au bercail   Dim 1 Mai - 1:21

[Bon j'avais ecris ça pendant la coupure, j ai refait les descriptions des pers de memoire, honte a moi si j ai dit des conneries...
J'ai volontairement pas integré les perso babby sitté/zombifié.
Si j'ai ecrit des bettises dites moi.]


Ethan, bercé par le train monotone de Bidasse, chevauchait avachi contre l'encolure de l’étalon. Malgré l'entrainement, et malgré sa volonté, il était épuisé. Toutes ces lunes de marche forcée et sa récente intoxication l'avaient laissé vide de toute force. Mais c'est surtout l'echec qui le minait, après six mois d'infiltration l’opération se terminait sur un fiasco total. Ils avaient été trop pressés d'en finir, et dans la perspective du combat de nombreuses personnes avaient du etre mises au courant de son identité, trop nombreuses, mettant à mal sa couverture. Si il avait supporté de vivre si longtemps en compagnie des Basterds c'est parce qu'il savait que chaque seconde qui passait les rapprochaient de leur perte. Mais le destin en avait décidé autrement, et d'une façon bien paradoxale c'est tout les problemes essuyés par les Basterds lors de la dernière lune qui leurs avaient sauvé la vie.
Il se dirigeait vers les coordonnées fournies par le commandant Saül, ou il devait rejoindre la Brigade Scarifiée. Cette rencontre mettrait un point final à sa carrière d'agent de terrain.

Au détour d'un canyon il les aperçoit enfin, juste aux coordonnées indiquées, ils sont neuf, tous montés, installés au sommet d'une butte sablonneuse d'ou ils peuvent surveiller tout le corridor. Puisant dans ses dernières forces pour se redresser sur Bidasse et tenter de paraitre plus en forme qu'il ne l'est, il talonne l’étalon bai pour le lancer au petit galop, avalant rapidement la distance qui le sépare de la brigade.
Brigade Scarifiée, il savourait la sonorité de ce mot, après six mois qui avaient ressemblés au mauvais remake d'un film sur Gengis Khan à la sauce post-apo, il puisait du réconfort dans ce simple terme: Brigade. Ce terme évoquait à lui seul tout ce qui manquait aux Basterds. De l'organisation, la rigueur militaire, de l'entrainement, de l'allure, une gamine avec un lance-flamme et... Hein?!! Une gamine avec un lance-flamme?! Qu'est ce que?
Ethan cligne des yeux pour tenter de chasser cette étrange vision, il s'est assez rapproché des scarifiés pour pouvoir discerner clairement les premiers d'entre eux, et il doit se rendre à l’évidence, c'est bien une gamine qui se trouve en tete de colonne, montée sur un cheval qui doit faire deux fois sa taille, un lance-flamme passé négligemment en bandoulière.
Elle l'observe de ses grands yeux ronds alors qu'il approche, et ce regard à quelque chose d’étrange, de dérangeant, de... vide.. Mais Ethan ne prend pas la peine de s'y attarder pour le moment.
Derrière elle, un type à l'allure martiale, le borgne, c'est donc Saül. Il l'imaginais juste un peu plus jeune, du même age que lui, et un peu moins.. hmm.. négligé. Mais dans l'ensemble l'original ressemble à l'image qu'il s'en était faites, un combattant, un meneur d'homme. Et puis ce type à quelque chose, une force en lui, ça se voit dans son regard, enfin dans sa moitié de regard...
Et les surprises continuent:
Quand il avait parlé au conseiller militaire du commandant, quelques jours plus tôt, pour planifier l’opération dans la croisée Panzer, il s'était imaginé "Le vieux" comme un petit homme mince d'une soixantaine d'année, vêtu d'un uniforme suranné, rasé de près, avec une petite moustache bien entretenue. Un vieil officier tout ce qu'il y a de plus classique en somme. L'original défiait toute comparaison. Pourtant ça ne pouvait être que lui, après un rapide coup d'oeil au reste du groupe il se rendit compte que l’épave qui chevauchait derrière Saül était le seul homme d'age mur. Comment imaginer que "l'expert militaire" était en réalité cette vieille ruine décrépie? Ca faisait froid dans le dos.
Et ensuite, ça n'allait pas en s'arrangeant. Un jeune type à l'allure à peu près militaire, mais dont on voyait au premier coup d'oeil qu'il n'avait pas les tripes pour faire ce qu'il fallait, il paraissait.. trop.. Ethan n'arrivait pas à mettre un nom sur l'impression qui le titillait. Prudent? Non ce n’était pas ça. Il trouverait plus tard, mais il savait que ça n'allait pas lui plaire. Ce type devait être le Caporal Witt, ils avaient parlé brièvement par radio.
Ensuite venait la punkette et la tatouée.. Nom de dieu, ça ressemblait bientot plus à un bataillon disciplinaire qu'a une brigade digne de ce nom ici! La keuponne, malgré l'attitude nonchalante, paraissait avoir ce qu'il faut pour le boulot. Mais la petite boule de nerf au crane rasée.. Elle avait un regard.. Un grain de folie? Ou elle était simplement camée jusqu'à la moelle? Il avait l'impression que si il devait se méfier de quelqu'un ici c’était bien elle.
Un inuit avec une lance, ça ne détonne pas vraiment au milieu de tout ce foutoir, bref, passons...
Voila on dirait qu'il avait fait le tour de tout ces.. Ah, non. Y en a un qui est resté en retrait. Un, ou une? Difficile à dire avec tout ce tissu. Ethan tente de détailler les courbes sous l'amas de vêtement, c’était "une" en fait, définitivement, même si il aurait eu bien du mal à la décrire.. Et c’était quoi ça?! Un putain de crochet qui dépassait de sa manche?!
Plus il faisait le tour des visages qui l'entouraient et plus il était gagné par une étrange appréhension.

En sautant a bas de sa monture, Ethan avait un peu l'impression d'avoir troqué la horde du Khan pour la foire au monstre. Mais en y regardant bien, il n'avait pas très bonne mine non plus. Son treillis, ses rangers et son harnais tactique avaient vus des jours meilleurs, mais c'est surtout sa tête qui faisait peur à voir. Avec toutes ces lunes à avancer à marche forcée, sans beaucoup dormir et en mangeant peu, on lui aurait donné 5 à 10 ans de plus que son age réel. Ses joues s'étaient creusées, et de gros cernes noirs se dessinaient sous ses yeux gris, les faisant bizarrement ressortir, ajoutant encore à la dureté de son visage. Ses cheveux poivres et sels qui avaient largement dépassés la longueur réglementaire étaient devenus ternes et cassants. Une barbe de deux semaines lui mangeait les joues. C'est un homme bien différent de celui qui s'était présenté six mois auparavant chez les Basterds qui se présentait aujourd’hui chez les Scarifiés, un pale reflet de ce qu'il avait été.
S’arrêtant aux pieds de Saül il le salue impeccablement, on voit dans le geste qu'il a été de nombreuses fois répété.
Se mettant au garde à vous, il lance de sa voix grave:


"Eclaireur Némé..
Hmm...
Soldat Ethan Waits au rapport mon commandant!"
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Saül
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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Dim 1 Mai - 23:39

Dans la lunette de son fusil d'assaut il l'a regardé arriver en visant comme pour l'abattre. Saül a les traits impassibles et dures. Plus aucune de mélancolie ne s'y lit, cette page s'est en effet tournée avec le rétablissement d'Emily. Aucune joie, ni aucune bonhomie non plus. Toutes les petites crises des Brigadistes ses derniers temps l'ont poussé à bout et renfrognés. Il en veux à Liberty, il en veux à Malicia, il en veux à Eugène, bref il leur en veux et se contente donc ses derniers temps de leur parler par mots secs, lapidaires, laconiques. L’échec de la mission tant espérée depuis si longtemps forcément ne fait rien pour améliorer son caractère... mais en est-ce vraiment un? Au final avec ou sans combats, ils semblent avoir mis les Basterds en fuite, empêché l'invasion de la Croisée qui marque la frontière du territoire de New Vegas et sauvé de nombreux petits groupes nomades du coin de l'extermination probable.

Mais laissons là ces considérations de côté et passons. Quand Ethan arrive au campement, Saül a cessé de viser le nouvel arrivant depuis longtemps déjà. Il reste tout aussi impassible quand celui-ci se met au garde à vous.


"Salut Ethan" Lache t'il sobrement.

"Désolé pour cet échec."

Quelques mots sur le passé et direct il enchaîne sur la suite.

"Aldartok va te donner de quoi te requinquer. On va dormir ici cette nuit.Demain nous repartons patrouiller. Des bruits parleraient d'un autre groupe de pillards dans le coin.

Tu passeras le rite d'intégration en même temps qu'Ivy."


Voilà, simple, concis, efficace, droit au but. De toute façon vu qu'à chaque foi qu'ils parlent la moitier de la Brigade a l'air d'en avoir rien à branler, y a plus que ça à faire maintenant. Ouai... c'est clair et net, il leur en veux.
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Lun 2 Mai - 5:06

Les mots de Saül resonnent amerement dans sa tete: "Désolé pour cet echec". Il repond tout aussi laconique, preferant visiblement ne pas s'etendre sur le sujet:
"Pas autant que moi mon commandant.
Pas autant que moi..."


Silence, en attendant que Saül poursuive: Aldartok, des vivres, une patrouille... Aldartok, c'est lequel celui la? Ah oui, ça doit etre le bridé, il a parlé a tous les autres hommes de la brigade scarifié, assez pour se faire une idée du genre de types qu'ils sont, et celui la il est presque sur de pas lui avoir parlé.

Un petit sourire étire les lèvres desséchées.

"C'est vrai qu'un petit quelque chose a boire et a manger serait pas de refus mon commandant...
J'ai rendu mon dernier repas il y a quelques jours, et j'ai rien eu a me mettre sous la dent depuis."


Saül continue à parler et soudain le sourire se fige sur le visage creusé.
"Des pillards? *Une pause* Basterds?"
On sent nettement le dégout qui perce dans la voix du mercenaire.

Saül enchaine: "Tu passeras le rite d'intégration en même temps qu'Ivy". C'est a ce moment qu'Ethan entrevoit enfin le pourquoi de ce nom "Brigade Scarifiée", il s'etait concentré sur la "brigade" sans vraiment s’intéresser au "scarifiée"... La bouche d'Ethan se tend un peu.

"Je pensais avoir fait suffisamment pour mériter votre confiance....
Mais si il faut un peu de sang, et bien allons y..."

Sortant des lunettes aux verres fumés de la poche de poitrine de son harnais tactique, il reprend tandis qu'il les passe, a nouveau souriant, et plus informel:
"Alors commandant, vous me presentez la troupe?"
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Le Vieux

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Lun 2 Mai - 7:40

Voyant enfin l'espion en plein jour, les traits tirés par la fatigue et le sable dans les yeux, il se permet d'intervenir pour éviter un inventaire, qui, en ces temps troublés, provoquerait chez lui plus de rancœur que de fierté. Le Lieutenant prend donc les devants et annonce d'une voix triomphante (similaire à celle d'un discours d'endoctrinement soviétique) :

Lieutenant scarifié, soldat ACT_02. Je vous salue, soldat !

Le cheval se prend un claquement de talons réglementaire dans les côtes. Il hennit mais ne se cabre pas, sans doute est-il usé à la manœuvre.

Vous avez devant vous la fine fleur militaire de l'ACT. Cette brigade mènera l'humanité à l'évolution qui lui est nécessaire, elle sauvera l'homme de son déclin fatal.

Voici donc le sergent Vicious, dite liberty. Elle collectionne les shorts courts et les insubordinations, mais se montre tonique dans toutes ses actions. Elle est capable du pire comme du meilleur, surtout du meilleur. Elle est bonne chasseuse et permet à l'unité de se raccrocher à un pendant d'humanité juvénile dans les jours sombres. Néanmoins, d'un point de vue personnel et subjectif, c'est une petite peste.

Ensuite, le Caporal Twitt ! Caporal seulement, mais caporal quand même. Il est fraivhement arrivé et a fait preuve lors d'une opération tactique de grande importance d'un génie du combat tout particulier. Jeune, et observateur, il est lui aussi un élément de dynamisme...
On perçoit une légère pointe d'ironie, auparavant totalement absente du discours

Cette jeune femme est Malicia CASH. Elle porte son nom comme un slogan, qui lui va à merveille? Toujours dans les brumes narcotique, elle n'en sort que pour hurler sur ses camarades et massacrer ses ennemis. Quelques problèmes disciplinaires graves ont été déplorés... mais la valeur d'un soldat se trouve avant tout dans sa capacité à tuer et à survivre. On ne lui demande pas d'avoir fait ses lettres.

Ivy Violet... Violet. Comme une fleur dans un champs de cadavre. Un tempérament à faire plier les mulets, une carrure d'homme moulée sur un esprit féminin qui nous casse tous les couilles. Le tout accompagné d'un cerveau apparemment brillant et de connaissances nécessaires à l'ACT... connaissances que personne d'autre de répertorié dans le désert ne possède. Bien que ces connaissances soient encore floue. Arrivée récemment elle aussi. Un bon soldat qui n'a pas encore fait ses preuves. Mais qui, je vous l'assure, saura les faire.

Mazzy... la petite mazzy... elle ne paye pas de mine comme ça, n'est-ce pas. Elle a l'air stupide, absente et... dangereuse. C'est ce dernier point qui nous intéressera. Soldat par naissance, elle excelle dans cette fonction. Et puis... je ne peux pas m'empêcher de m'attendrir devant le spectacle qu'elle nous offre avec son "feuuuu feuuuu". Épique et irradiant, toujours renouvelé. Une petite perle.

Mamba. Jeune mais douée de ses mains, un passé trouble dans une milice activiste raciste noire pro-islam, d'après les données que j'ai recoupées. Silencieuse, efficace.

J'ai donc fais le tour des éléments féminin de la brigade. Passons aux éléments masculins.

Aldartok, jeune soldat bridé, encore cadet dans le maniement des armes, nous lui avons confié un importante partie de la logistique de la brigade. On se demande parfois si il n'est pas sous narcotiques... à vérifier.

Moi même, lieutenant. Je me fais d'ordinaire discret et rigoureux. L'âge a beau avoir fragilisé mon corps, je prétends avoir de beaux reste. Quelques compétences en stratégie militaire et en commandement, trop rarement mis en pratique. Mais nous n'avons pas les effectifs suffisant pour diviser l'unité en deux.

Enfin, le commandant Saül, élément unificateur du mouvement A.C.T.iviste et de notre brigade, sans qui rien ne serait. Mais vous le connaissez déjà... je n'ai donc pas à dresser de panégérique.



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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Lun 2 Mai - 8:59

Lorsque le vieux entame son discours, les yeux d'Ethan s'eclairent derriere les eternelles lunettes noires, les voila enfin les fameux scarifiés, ils ne sont pas du tout conforme a ce qu'Ethan attendait, mais qu'importe. Son sourire s'etire tandis que le vieux presente les troupes.

Voila donc l'elite militaire du FractLand...

Vicious, Liberty, OK.
Ses relation avec le vieux ont l'air tendues, mais a premiere vue Ethan a du mal à voir ce qui cloche...

Le caporal Witt, il se doutait deja que c'était lui...
L'ironie avec laquelle Le vieux le decrit n'est pas faites pour rassurer Ethan, renforçant plutot sa premiere impression.

Cash, Malicia. Machine a tuer? Ok, enregistré.
Camée, ok enregistré.
Mais elle ne peut pas etre que ça, si?

Violet, Ivy.
Ok, ça c'etait la parano. Maintenant qu'il la voyait, il trouvait que le physique collait au personnage.
D'un autre coté a sa place il se serait mefié aussi, un bon point pour elle...

Mazzy, ah oui la gamine qui portait ce qu'apparement ils appellaient un "feu feu"...
Bordel, un lance flamme c'est un jouet a donner à une gamine?! En plus elle a l'air un peu étrange la fillette, voire carement atteinte..
Bref, passons.

Mamba?
Mignonne, bronzée, peut etre dangereuse, à verifier...

Les hommes maintenant, Ethan semble ne pas remarquer la petite incohérence dans le discours du vieux a propos de Witt...

Aldartok, le bridé, ok, bien ce qu'il pensait.
Narco, ok.
Un camé de plus, dommage...

Enfin le vieux se presente, lui et le commandant:

"Le vieux, hein? Et vous avez pas un nom? Parce que Le vieux, ça vous convient, mais on doit pouvoir trouver mieux... Non?

Il secoue la tete sans attendre de réponse, et relève la tete pour s'adresser à tous:
"Content d'etre parmis vous.
Pour le moment, en tout cas, héhé."


Dernière édition par Ethan Waits le Lun 2 Mai - 9:03, édité 1 fois
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Lun 2 Mai - 9:00

Malicia n’avait pas montré le moindre signe d’intérêt depuis l’arrivée d’Ethan, ce contentant de rester assise à faire tourner entre ses mains un masque de peau verruqueux et verdâtre. Elle n’avait pas pris de drogue depuis sa violente altercation avec cette petite pétasse de Liberty, et si elle ne semblait pas souffrir plus que ça de l’effet de manque, un coup d’œil suffisait à la juger d’humeur plus massacrante que jamais.

Du temps de ses amours opiacés, une opacité relative avait masqué l’aplomb de son regard haineux, il n’en était plus rien, dans les méandres de ses yeux abscons brulait de nouveau le feu mauvais des grands jours.

Entendre le vieux puant parler d’elle soulevas au fond de ses entrailles une envie pressante de meurtre qu’elle réfréna à grand peine. Saul lui avait promis du sang, et la présence de l’espion avec eux, en train de s’adonner à d’imbuvables mondanités résonnais comme le glas d’un nouveau coup de boots dans l’eau.

Elle souleva le masque à hauteur de regard et fixa Nager dans les orbites béant qui naguère avaient abrité ses yeux. Elle l’aimait bien celui là, il était juste comme il fallait, calme, silencieux… Mort.

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Eugène Witt

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Lun 2 Mai - 10:40

Witt est assis. Absent.
Contemplant une espèce de vieil arbre décharné dont les branches ont depuis bien longtemps oubliés le feuillage verdâtre de leurs jeunes années pré-nucléaire. Un léger vent balaye l'arbuste mort. Le point de rupture n'est pas loin.

La bouche est ouverte. Bêtement. Pour peu, il en baverait. Il n'est pas en manque, ou quelques conneries de la sorte. Simplement concentré. Obnubilé... pas un Grand Rien.
Il affiche cet air d'ahuri en transe depuis qu'ils ont quitté les boyaux puants de New Vegas. Vraisemblablement lessivé, s'abandonnant à une douce léthargie de circonstance. Refaire surface n'est pas aisé.

Pas un regard pour le nouvel arrivant. Si tant est qu'il l'ai seulement aperçu. Ils ont rencontrés tellement de marcheurs ces derniers jours (Semaines? -Il ne sait plus trop, il a perdu la notion du temps), qu'un de plus, ou un de moins...
Il était question d'une opération. D'une excursion punitive. Encore une. Mais la troupe se battait davantage avec le sable et le rationnement, qu'avec ces Batards. Kekchose avait merdé. Le borgne était ronchon. Pas d'bol hein?

Pour Witt, c'est l'extase. Tout baigne dans le meilleur des mondes.
Sans but, à errer comme un con avec une bande de dégénéré. Assommé par une putain de salope de réalité qu'il a tenté de fuir toute sa vie. Il est un raté. Un vrai, un pur.
On a que les compagnons qu'on mérite n'est-ce pas?
Il complète bien le tableau en fait.




...

Oh! Un scarabée!
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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Lun 2 Mai - 10:53

Ce qui cloche chez la punkette ? Allez savoir…
Peut-être le treillis militaire et les boots noires qui pendent négligemment le long des flancs du chameau, les cheveux blonds parsemés de rose, et le keffieh noué autour de son cou, malgré la chaleur, qui n’a d’autre but que de dissimuler sa cicatrice. Peut-être l’attitude sage mais un brin nonchalante, son arc accroché dans le dos mais la clope calée au coin des lèvres. Peut-être, surtout, le fait qu’elle n’accueille pas le nouveau venu avec un sourire, comme elle le ferait habituellement.

Saül lui en veut ? Elle lui en veut aussi. Des relations tendues avec le Vieux ? Aussi avec Saül, Malicia, et même un peu Eugène, ces derniers temps.

Liberty jette un bref coup d’œil quand « Ethan Waits » se présente. Le regard bleu, sans être éteint, se remet à vaguement fixer l’horizon. Jusqu’à ce que le Vieux prenne les choses en main.
Sergent Vicious. Qu’est-ce qu’elle va bien pouvoir se prendre sur la gueule cette fois ? Les yeux clairs roulent vers le débris. Capable du pire comme du meilleur…

« Surtout du pire, vas-y, crache ton venin, vieux con. »

…surtout du meilleur. Un sourcil se hausse. Une moue suspecte accompagnée d’une bouffée de fumée. Y’a un truc qui va pas. Le lieutenant a l’air sérieux. Malgré tout, la punkette tape deux doigts contre sa tempe, pour gratifier Ethan de son habituel salut ni-négligé mi-protocole. Le reste des présentations suit, sans que personne ne fasse de commentaire.
Liberty saute à bas de son chameau à son tour, balançant la bride par-dessus la tête pour pouvoir la récupérer. Elle scrute le visage du type un instant. Abîmé par la route, évidemment. Enfin, elle lui offre un sourire un peu las, usé, en tendant une main vers lui.


- ‘chantée.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Lun 2 Mai - 21:08

Une casquette noire vissée sur le crâne, un foulard noir en travers de la bouche, un masque de ski noir qui lui encercle son regard peut être trop vif et étincelant de mille promesses pour ce monde gris, sinistre, passablement semblable au reste de son corps, couvert d'une ample tunique noire comme le reste -qui divague sur ses bras lardés de cicatrices, qui tremblote au gré de la bise rance et polluée devant sa large poitrine, tissu sombre pouvant apparemment s'enlever en deux secondes chrono'- d'un treillis qui semble plus vieux que Le Vieux même, et de deux rangers -presque- cirées...

Un temps de latence, sur son cheval malingre aux côtes saillantes, le noir figé, apparemment vers l'inconnu.
Puis, très vivement, le noir place son éclat sombre qui ne transpire rien, ne reflète rien, vers l'autre inconnu, organique celui-ci.
Le noir qui ne dit rien et ne fait rien.
Une main valide qui caresse la crinière. Le crochet qui soupèse la bride.

Ivy a monté parfaitement son canasson, sans qu'on lui dise quoi foutre et comment s'y prendre. Apparemment, elle aurait déjà fait de l'équitation, dans une autre vie.


« Tu passeras le rite d'intégration en même temps qu'Ivy. »

Le noir qui, après une inclinaison du poignet, quitte encore un peu plus la scène pour approcher un panneau routier. Le noir qui met pied à terre, et attache la monture au tronc du « Stop » recouvert d'un tag abscons.

Le noir qui abaisse un temps le foulard, pour se racler bruyamment la gorge, et cracher de sorte à ce que le son retentisse jusqu'aux oreilles de chacun.

Un comportement vulgos peu habituel, de la part de la jeune femme.


« Tu passeras le rite d'intégration en même temps qu'Ivy. »

Le noir remet son foulard sur son nez et brosse son cheval, en chantonnant doucement et très bas quelque chose d'indescriptible à l'oreille de l'animal, voix brisée par des écorchures millénaires.

« Tu passeras le rite d'intégration en même temps qu'Ivy. »

Il y a des humiliations qui ne s'expliquent pas. Si c'est ainsi que Saül la remercie.

Pourquoi si tard ? Pourquoi lui avoir fait miroiter l'intégration avant le départ de Vegas pour...rien finalement ?
Tout le monde s'était barré après le briefing de guerre, la laissant là, les bras ballants, les yeux écarquillés, les dents serrées, l'haleine amère.
Pourquoi si tard et avec... ?
Avec ce type qu'elle ne veut -PEUT- pas approcher à moins de dix mètres. Ce looser, comme elle le pense. Et peut être ce sale traître, au fond. Ce sale petit mec qui fait des coups tordus, les rate, et s'auréole d'un statut de soldat qu'il n'a pas encore.
Alors qu'elle a épongé toute la merde de cette salope d'Emily Louise Kenneth, et qu'elle a néanmoins voulu de toute son âme retrouver une famille de combattants même après cette épisode merdique et épuisant.
On lui tend les bras, à celui-là, limite si on le lui fout pas dix balles et un mars dans la poche pour le remercier d'avoir chié dans la colle, et elle, la bonne à tout faire, méprisée pour quelques mots plus hauts que les autres dans un contexte de dénuement et de nerfs à vif, on la recale comme simple figurante d'un tableau chargé de créatures malfaisantes chimériques, des pillards, des pillards, des pillards, quand on n'a plus vraiment besoin d'elle, finalement...

Préjugés. Et des préjugés militaires. Récompense, no-nos, statuts, fierté. Mais Bien Noirs.


Elle repense à la discussion qu'elle a eu avec Eugène et s'en veut à mort de s'être ouverte de cette façon. Elle regrette de s'être fourvoyée. Il avait raison. Qu'est ce qu'elle fout ici ?
Même pas des militaires, à peine de riches clochards. Une ambiance qui pue et dont elle ne veut pas faire partie. Pas des camarades. Liberty seulement qu'elle voudrait aborder, mais non, l'idée est là: ne plus se fourvoyer. Jamais. La résignation muette. Noir noir noir.
Mais ça ou rester avec la femme du boss qu'elle déteste, qu'elle ne supporte pas, avec ses minauderies et son côté fouille merde du passé-massacre, mais qui, pourtant, peut être, quand Ivy y réfléchit bien...
Mais ça ou rester noire dans le noir, à fabriquer des munitions noires, qui serviront à d'autres couleurs, qui se régaleront elles même de pourpre...
Au loin, aussi, elle sent la douce promesse de voir des ennemies s'affaisser devant elle, l'adrénaline, la froide et mordante adrénaline de la mort, qui la ferait presque jouir... La douteuse impression que, désormais, sa seule véritable amie sera, au sens figuré, Malicia, qui ne triche pas, elle. La douteuse impression qu'on a vraiment viré de bord alors qu'on était pourtant en cale sèche.
Le choix est vite fait.

Au moins il y a l'air fétide.
Au moins il y a le soleil délétère.
Au moins il y a le sale panneau routier.
Au moins il y a l'infime espoir de recevoir sa dose d'adré-mortifère, qui pourrit son coeur mais nourrit son âme morcelée. Pourtant point de bataille à l'horizon. Quelques péquenauds qui ne méritent pas de crever. Trop facile, trop peu intéressant. Ennui, dépression, personne à qui parler.

Désormais, peut être, il n'y aura plus qu'une chose noire informe dessus des bras durs et craquelés comme le bitume d'une autoroute abandonnée, qui fermera sa gueule jusqu'à ce qu'on la sonne. Elle donnera des coups et en recevra. Fin d'l'histoire. Un genre de spectre.

Un nihilisme pesant et suicidaire s'abat sur le crâne bouillant d'une trentenaire qui, s'il n'y avait pas autant de monde, prendrait bien la bride de la carne pour monter son propre gibet.
Il n'y aurait que ce noir là, inorganique après les fèces froides d'une pendue, et ça ne serait pas plus mal.
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Mazzy S.N.O.W.

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mar 3 Mai - 3:05

La clone est toujours perché sur sa monture. Pour une débutante, Mazzy se débrouille plutôt bien. Elle beugle des mots doux à l'oreille de son cheval, des Aa-van-sseu-PEUh-TIN, des paah-PaA-rrrrRLAaAh, des T-t-tAa-GEU-LEU et des paA-bouu-Géééé, le guide en tirant sèchement sur ses rennes qu'elle à pris soin d'enrouler autour de l'un de ses poings serré et lorsqu'il fait mine de s'emballer, elle le frappe à l'épaule de son autre poing. Jusqu'à ce que l'animal se calme. Ce n'est pas très académique mais ça fonctionne, le canasson obéit à ses ordres, les yeux et les oreilles baissés, docile et misérable.

Tandis qu'au centre du campement à l'aménagement minimilaliste, les présentations se font, la cavalière tourne autour en inspectant minutieusement les environs. Elle se trace mentalement un plan topographique des lieux et y colorie en rouge les potentiels points d'approche ennemies. De temps en temps, elle s'arrête et, sans descendre de sa monture, retourne une pierre suspecte ou sonde un buisson de fougères sauvages à l'aide d'une longue branche.
Aucun piège. Aucune trace louche. Aucune présence suspecte. Rien qu'un beau périmètre sécurisé.

Elle continue sa patrouille, on est jamais trop prudent.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mar 3 Mai - 6:59

Ainsi donc, un torrent de pensées confuses et de liens de cause à effet, de promesses de morts et d'injures, de vieux principes qui se cognent à une réalité nouvelle, d'une volonté de se foutre en l'air qui se fracasse à la puissance de l'instinct, à essayer de retrouver des pièces de puzzle en fauteuil roulant sur la Nationale 7, lui enserre les tempes comme un étau, alors que, de délicatesse en délicatesse, elle se fait plus brutale, pour son cheval.
Qui se crispe.
Un peu.

Elle grince des dents, quand elle entend le vieux pignouf alcoolique évoquer son nom.

Peut être qu'elle se rend compte, alors, qu'elle ne peut s'en prendre qu'à elle. Que la solution était toute simple. Peut être qu'elle ne veut plus jamais entendre ce nom mais qu'il est trop tard, désormais. Un filet de lave vomitive remonte le long de sa gorge pour venir se placarder contre l'arrière de ses dents. Filet qu'elle ré-avale, derrière son foulard: consciemment.
Un ricanement jaune d'autocritique.

Alors elle arrête de brosser l'animal, prend un vieux bocal de cornichons rempli d'eau dans la sacoche qui pendouille à son flanc, et s'assoit en lotus. Elle retire un instant sa casquette pour ôter le masque, la réinstalle en posant ce dernier sur la visière, abaisse le foulard. Boit un coup. Le vieux continue sa litanie, en arrière fond. Mazzy agit en cerbère au loin. Psycho-girl contemple sa leatherface, le rêveur est à la masse. Boit un coup.

Elle finit par s'intéresser à Ethan qui continue les présentations, les paupières lourdes et plissées, sous la visière.
Un seul petit grain vert particulier dépasse d'entre le noir, alors que l'ample tunique est tombée un chouilla plus bas, sur les larges épaules, dévoilant une peau cireuse à la graisse qui aurait fondu, pareille à la margarine rance oubliée à la fenêtre, ou qui, tout simplement, n'a jamais existé; et des marques plus marronnasses ou violacées encore, un relief et une plaine qui semblent indiquer qu'ici, tout est âpre et rugueux, sur ce corps. Boit un coup, en fixant toujours l'espion, de loin.

Et au fil des gorgées, peut être bien qu'elle sent poindre l'envie et le temps de tourner une bonne fois pour toute la page barbouillée d'encre, ou, plutôt, l'infâme papier cul maculé de chiasse. Peut être qu'il est temps d'accepter de ne plus vivre comme si elle était enterrée-vivante. Bloquée par des vieux mécanismes qui tournent à vide.

Un frisson lui parcourt l'échine.

En fait, de ce pandemonium émotif enfoui, elle en revient: elle a tout simplement une furieuse envie de baiser qu'elle n'accepte qu'à moitié. Et dont les assauts répétés se font plus virulents à chaque mois de solitude, entourée ou non.

Alors elle boit encore une gorgée d'eau. Cela pourrait être de la vodka, à ce stade.
Rien que pour se détendre. S'oublier un peu.
Mais non.
Encore et toujours Ivy Violet.

Qui ne détourne jamais son regard ombragé et méfiant, à présent, de la silhouette d'un Waits avenant mais sur les rotules.
Un autre souvenir.

Long sera le chemin de la feuille blanche, pour la psychorigide en fer rouillé.


[C'est pas du tout dans mes habitudes de mettre autant de "pensées" du personnage, mais là ça m'a paru primordial pour mettre du contenu à la reprise, et aussi pour faire une sorte de digression charnière.]
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mar 3 Mai - 9:01

L'acceuil est si chaleureux que ça lui fait froid dans le dos.
Le bleu et la tatouée paraissent plongés dans leurs pensées respectives, Liberty trop occupée à ne pas macher ses mots avec le vieux, Ivy à jouer à la parano, et Mazzy a etre ce qu'elle est, une bete de guerre....
Il a quitté les barbares pour la civilisation, et on dirait que la civilisation fait la gueule...
Les regards etaient froid, les visages fermés, tendus... L'atmosphere etait chargée d'electricité comme le ciel avant un orage. Les choses se seraient surement passées differement si la mission n'avait pas été un echec cuisant...
Si, si, si... Pas la peine de refaire le monde, foirage complet, il fallait avancer...
Mais pas facile de rebondir, lui qui pensait trouver une equipe soudée avait l'impression de se retrouver pris au milieu d'une guerre de tranchée.

Lorsque Liberty descend de son cheval et lui tend la main avec un demi sourire, il incline la tete, saisissant brievement le poignet de la jeune femme au lieu de serrer sa main.


"Content d'etre parmis vous."

Du coin de l'oeil il observe le visage enfin devoilé de Miss Violet, c'est definitivement une femme qui se trouve sous toutes ces couches de tissu, esquintée, mais une femme...
Il sort une blonde tordue et dessechée d'une de ses poches de poitrine et l'allume avec un antique briquet à essence au couleur des SEALS. Il reprend, ne s'adressant a personne en particulier:


"Pas comme ça que je voyais mon arrivée, c'est tout...
Putain!"


D'un coup de ranger rageur il envoie rouler une pierre au bas de la butte.
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Eugène Witt

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mar 3 Mai - 9:41

Effectivement, l'accueil est pour le moins fébrile. Mais au vu de la situation, il semble s'inscrire dans une certaine continuité des événements.
On est bien loin des femmes de marins-pécheurs qui observent l'horizon dans l'espoir d'y voir la frêle embarcation du mari parti depuis maintenant plusieurs semaines. D'excitation, il n'y a pas. De sourire non plus, ou déguisé... pour la forme.

L'exclamation du nouveau venu extirpe Witt de sa torpeur.
Il lui répondrait bien. De façon sarcastique... du genre « T'inquiète mon grand, on t'as préparé un fête surprise, avec de l'alcool et des filles pas farouches. Histoire de célébrer notre grande victoire et ta gueule de gagnant. »
Mais il ne le fera pas. A quoi bon.

Soyons aimable. Oui, c'est ça. Soyons une belle bande bien soudée. Aussi ridicule que cela paraisse.
Il imagine le tableau.


« Dis Papy! Parle moi encore d'la brigade scarifiée! »
« Oui mon p'tit, tu vois, t'avais un leader violeur, sanguinaire et bipolaire, suivit d'une p'tite autiste particulièrement dangereuse. Y avait une ex-taularde, sociopathe et misanthrope, puis un vieux salace complètement à l'ouest. Sans oublier le jeune soldat idéaliste et un peu con-con sur les bords. La punkette attentionnée. La trentenaire lessivée. etc... »
« Dis moi Papy, c'est pas trés logique ça... »
« Comment ça gamin ? »
« Ben, z'ont pas l'air trés tous pareil ces gens... comment k'y font pour s'entendre ? »
« Ah ça... J'en sais foutrement rien. »


Et Witt ricane tout seul, en même temps qu'il se relève.
Puis il tend la main au nouveau. Finalement il sera bel et bien sarcastique... parce que la situation l'exige.


Bienvenue dans ce cirque à ciel ouvert.
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mer 4 Mai - 2:33

Bienvenue dans ce cirque à ciel ouvert.

Un leger sourire se dessine sur les levres de l'ancien militaire. Il salue Eugene comme Liberty, en serrant brievement son avant bras.

"Tant que vous trimballez pas des putains de clowns avec vous ça me va...
Jamais pu blairer ces connards maquillés..."


Derriere Witt il aperçoit que Miss Violet, assise en tailleur, les jambes serrées autour de ce qui semble etre un antique bocal a cornichon, le fixe toujours, ses yeux verts emplis de mefiance. Et ce regard a quelque chose qui le met mal à l'aise. Non pas que les yeux insistants d'une femme le troublent d'habitude, il se sentirait meme plutot flatté, mais ce regard la a quelque chose qui lui fait dresser le poil sur la nuque. Lui rendant un instant son regard, il lui adresse un bref signe de tete avant de se detourner.

Sans plus de ceremonie, il traine Bidasse par les rennes jusqu'à une tige de fer rouillée, qui depasse de ce qui doit etre un antique mur en beton armé, à laquelle il noue sommairement la bride. Il deboucle ses sacoches de selle qu'il jette tranquillement sur son épaule, defait les sangles de la selle elle meme, et entreprend de debarasser l'etalon de tout l'attirail de monte qu'il va deposer un peu plus loin contre le muret de beton. Il revient vers sa monture une petite brosse à la main et entreprend de la debarasser de la poussiere de la route. Tout en brossant le poil reche il reprend, sans s'adresser à personne en particulier:


"Je sais pas quel est l'idiot au BMC qui s'est dit que ça serait bien d'avoir une troupe avec des chevaux ferrés pour partir en patrouille, la bas on avait quelqu'un pour les entretenir et les changer, mais maintenant...
J'imagine que personne ici sait ferrer un cheval, hein?
Deja six semaines qu'il porte ces fers la, je pourrais pas lui laisser beaucoup plus longtemps...
Et j'ai aucune idée de comment les enlever sans esquinter Bidasse..."


Ethan retombe ensuite dans un silence morose, concentré sur son travail.
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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mer 4 Mai - 5:14

Liberty ramène vers elle la main qu’Ethan n’a pas serrée, lui préférant son poignet. Drôle de type. Puis elle s’écarte légèrement quand Eugène, sorti de sa torpeur, s’approche, pour attacher à son tour le chameau à une quelconque ruine.
A la suite des paroles du nouveau venu, la punkette lui lance un regard mauvais. Encore un qui se prend pas pour de la merde. Elle revient vers lui, flatte un instant l’encolure de « Bidasse », avant de se pencher à côté de l’un des antérieurs. Une petite tape sur le genou, et le cheval lève docilement le pied.


- L’idiot en question avait raison, le sable c’est abrasif, ça use trop vite la cornée quand l’animal doit porter un cavalier et des charges.

L’explication est débitée d’un ton inhabituellement distant.
Bro’, on te sauve la vie, alors un peu de politesse ça ferait de mal à personne. C’est que ça commence à l’irriter sérieusement, la petite blondinette, tous ces types qui pensent pouvoir vous parler n’importe comment, sous le fallacieux prétexte d’avoir passé du temps dans le désert et d’être des endurcis, des vrais, parce que vous savez, le nomadisme et les galères, ça vous forge un homme. Bordel.
Le pied examiné est reposé au sol. Même opération pour le membre postérieur, légère tape sur le jarret, pied levé.


- Il peut les garder encore un peu, mais faudra virer tout ça à New Vegas. Ils doivent avoir le matos nécessaire. Et faudra le laisser déferré quelques temps.

Le matériel, admettons, mais de là à ce que New Vegas abrite un maréchal-ferrant… Elle a déjà dû dresser elle-même tous leurs pur-sang, alors quelqu’un qui s’occupe de la santé des bêtes, pensez donc.
Liberty caresse un moment son bras gauche, recouvert de diverses écorchures. Ça fait quelques jours qu’elle s’empêche de se gratter jusqu’au sang. Qu’elle s’empêche aussi de toucher l’hématome de sa joue gauche, qui la pique désagréablement. Le tout constitue certainement l’une des raisons de son humeur en montagnes russes, et ce n’est sans doute pas difficile à deviner. Malgré tout, elle s’efforce de s’adoucir. La cigarette en fin de vie est écrasée.


- J’peux m’en occuper si tu veux reprendre un peu d’forces.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mer 4 Mai - 9:59

Un froncement de sourcil crispé, pour le signe de tête. Limite si elle n'est pas à deux doigts de lui faire...un doigt. Mais non, tout de même.

Elle referme négligemment le couvercle et fourre vivement le bocal dans sa besace à ses côtés.
Ses yeux à présent grands ouverts pivotent de l'étalon jusqu'au Vieux, qui monte la vieille carne pourrie.
Une lueur incandescente, dedans, sous la visière.
Et puis elle finit par lancer au vieux chnoque gradé, en haussant bien la voix, pleine de bris de verre, sans bouger d'un pouce, en insistant lourdement sur les adjectifs possessifs.
Le timbre est dénué de toute ironie ou de tout cynisme, mais personne n'est dupe:


« Vous devriez échanger vos canassons avec notre nouveau camarade.
Ça fait vraiment désordre...mon Lieutenant.
 »
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Eugène Witt

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mer 4 Mai - 11:50

Des clowns? C'est tout c'qui reste de toute façon. Question stupide. Une réponse le serait tout autant. Witt se contente de rester muet et de se rassoir. Les civilités sont closes, il va pouvoir retourner à son activité léthargique.

Il entend quand même la réflexion d'Ivy, et ne peut retenir un petit ricanement moqueur.
« Dans ton cul, vieux plouc. »
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Mer 4 Mai - 21:52

Ethan semble se tendre lorsque Liberty s'approche de Bidasse pour l'examiner, se detendant presque aussitot en se rendant compte que la punkette sait s'y prendre avec la bete. Il s'ecarte un peu pour la laisser operer tranquillement, son visage est un masque figé, mais lorsque le verdict tombe il ne peut retenir une grimace.
"Vegas, hein? C'est ce que je redoutais.
J'espere qu'il tiendra jusque la..."

De sa main libre il vient flatter l'encolure de la bete.
"Il a presque cavalé autant que moi ces derniers temps, un peu de repos ça lui ferait pas de mal."
Mais à voir sa tete, c'est surtout le cavalier qui a besoin de repos, maintenant qu'il a rejoint le campement la fatigue le rattrappe au galop. On pourrait croire qu'il a des coquards tant les cernes sous ses yeux sont foncés.
"Et pour les fers, pas d'inquietude, une fois enlevés je suis pas pret de lui en faire poser de nouveaux. Ces derniers temps ils ont apporté plus de problemes qu'autre chose."

Lorsqu'il voit Liberty remonter sa main vers les ecorchures de son bras gauche, il lance, d'une voix surement un peu trop seche pour l'occasion:
"Touche pas à ça.
T'as envie que ça s'infecte?"


Visiblement les semaines precedentes passées en solitaire dans le desert n'avaient pas arrangées Ethan niveau sociabilité, les six mois precedents passés en compagnie des Basterds non plus d'ailleurs. Il reprend d'une voix qui, il l'espere, paraitra plus detendue:
"Il doit me rester un pot de l'onguent que fabriquait Leopold dans mon sac, je t'en donnerais un peu si tu veux. Ca a une drole de couleur mais c'est efficace..."

Lorsqu'elle lui propose de s'occuper de Bidasse pour qu'il puisse se reposer sa machoire se serre. Il a vraiment l'air si epuisé qu'on ne le pense meme plus capable de s'occuper de son cheval? Il secoue la tete, negativement.
"Merci, mais ça va aller.
Le jour ou quelqu'un d'autre que moi s'occupera de Bidasse, soit je serais en train de pourrir dans une boite en sapin, soit au fond d'un ravin...
Et puis, il merite un peu de mon temps, c'est une bonne bete."


Alors qu'il reprend le brossage du cheval il entend derriere lui la plaisanterie d'Ivy. Chez les Basterds il aurait deja sorti sa lame si on avait ne serait ce qu'evoqué l'idée de lui prendre sa monture. Mais il n'etait plus dans le nord, hein? Il se contente donc de grimacer, et continue a brosser l'etalon.

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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Ven 6 Mai - 11:33

D’un mouvement brusque, une main s’écarte d’un bras écorché. L’esprit déjà ailleurs. Elle a réagi à l’injonction d’Ethan sans réellement s’en rendre compte.
Liberty secoue la tête. Les officiers ont l’air de vouloir la laisser se dépatouiller avec le nouveau venu. Alors la punkette s’assoit en tailleur près d’Ethan, le regardant œuvrer. Le regard azur paraît un peu absent, mais elle tient la conversation.


- Si tu comptes repartir avec lui sur d’longues distances, les fers c’est quasi indispensable. Comme j’te dis, le sable risque d’attaquer la corne si y’a rien pour protéger. Et d’t’façons, même déferrés, les sabots d’mandent de l’entretien.

Monter le campement ? Prendre un tour de garde ? On est bien loin de ce genre de préoccupations. Accueillir une nouvelle recrue, c’est déjà un travail en soi, on n’peut pas tout faire non plus. La punkette laisse ça au reste de la Brigade pour le moment. Mazzy s’occupe déjà de la partie sécurité, d’ailleurs.

- C’t’une belle bête, ce s’rait dommage de l’abîmer. Mais j’verrai à Vegas si j’peux pas trouver une alternative.

Liberty jette un coup d’œil aux quelques pur-sang de la petite troupe. Bien entendu. Il n’y avait pas assez de place dans les sacoches pour prendre les outils nécessaires à leur bien-être.
Machinalement, elle s’est mise à entortiller l’une des lanières de son treillis entre ses doigts. Là, le grand air. Ça lui rappelle les randonnées qu’ils faisaient… Les heures d’apprentissage en manège équestre. Un lézard interrompt le cours de ses pensées en passant près de là. Elle lève les yeux vers Saül et le Vieux, répondra celui qui voudra.


- J’prépare le repas j’suppose ?
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: La 5e colonne rentre au bercail   Sam 7 Mai - 0:47

Le brossage terminé, Ethan s'ecarte d'un pas pour observer l'etalon bai, l'animal a deja bien meilleure mine. Il range la brosse dans sa besace, et apres avoir fouillé un instant en sort une pomme blette, toute racornie par l'hiver, qu'il offre au cheval avant de lui tapoter la tete.
"Ouais, une bonne bete, il m'a sorti de pas mal de coup foireux ces derniers temps..."
Tout en parlant, il se dirige vers ses affaires, étend son tapis de selle au sol d'un ample geste et s'y laisse glisser. Le dos appuyé à sa selle, ou plutot completement avachi, il ote ses lunettes de soleil qu'il nettoie distraitement avec son t-shirt avant de les ranger dans une de ses poches de poitrine. Tournant son visage rongé par la fatiguevers liberty, il reprend:
"De toute façon Vegas est encore loin, hein? Mais j'surveillerais ça d'ici la."

Il sort une cigarette dessechée et tordue de son harnais et se la cale au coin du bec, continuant alors qu'il tapote ses poches à la recherche de son briquet:
"Si tu pouvais..."
Ethan ne finit pas sa phrase, visiblement il dort, assis contre sa selle, une cigarette pendant mollement entre ses levres...
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