Les ondes privées de l'Avant-Garde de Construction Transhumaniste. Mouvement d'élite technologique pour l'élaboration de l'être humain supérieur.
 
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 Comme un air de déja vu

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Eugène Witt

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MessageSujet: Comme un air de déja vu   Dim 8 Mai - 9:40

Et si finalement, tout ça n'avait été qu'un mauvais rêve ?
Savez, les tunnels puants de Vegas et ses connards de troglodytes. Cette obscurité ambiante, cette ambiance poisseuse, Simon, ce matelas défoncé, cet amas de tôle merdique, Beaumont, les rats crevés, la bouffe, Marcel, les autres...

Oui, un mauvais rêve. Pas possible sinon.
Il n'est pas comme ça. Il aime le partage, l'écoute. Les gens. Alors forcément, si ça s'passe pas comme ça. Si ces connards lui ont mis la nausée au point d'en espérer la disparition de trou infect qu'est Vegas, c'est que tout cela n'était qu'une illusion. Une PUTAIN D'ILLUSION DE MERDE!

Le soleil lui tape sur le crane. Il plisse les sourcils, grimace. Il perd en charme notre bon soldat.
Le regard fuyant. Au sud les montagnes, au nord, des terres ravagées, désertiques.
Il est déja passé par ici. Ca s'trouve il n'en a jamais bougé. Parce que tout le reste était faux. Une hallucination foutrement réelle. Causée par une déshydratation probablement.

Puis ben en fait non. C'est un simple retour à la case départ.
Derrière lui, y a huit bonnes raisons de croire que ces derniers mois ont bien été vécus en tant que tel : Comme de la merde.

Il cogite ça depuis pas mal de temps. Si il voit trés bien où le borgne veut en venir, une chose est certaine, lui n'a pas envie de s'y rendre. C'est un pays de dingue.
Quelle idée de merde c'était de rester. Un chez-lui, une terre en paix, une famille. Il a tout ça... Mais ce con s'est persuadé qu'il ne pourrait jamais y retourner. Que là-bas, les gens l'attendraient à coup de battes et de caillasses. Comme un putain de déserteur. Mais il n'en est pas un. Sa putain de mission, il l'a accomplie. Trouver des communautés dans ce désert de merde qu'on nomme le Fract. Il n'a pas à rougir de revenir, seul et avec des mauvaises nouvelles.

" Alors soldat, votre rapport ? "
" Puis-je être honnête, mon colonel ? "
" Je ne vous demande que ça. "
" Oubliez l'existence de ce continent. Y rien à y sauver. "

Et voila qu'il imagine déja le retour. Le retour...


*!!!!!!*

Y lève la main. Comme pour signifier une pause à la troupe.
Puis d'un ton d'abord un peu hésitant, puis franchement assuré.


Je... J'en ai ras l'cul. J'me tire.
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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Lun 9 Mai - 10:49

- Ben tire-toi.

Clac. Dur, net, concis. La voix légèrement éraillée l’a laissé tomber d’un ton indifférent.

Lui, qui s’est juste servi d’elle pour assouvir ses pulsions. Lui, qui ne s’est pas soucié une seule fois de son état après le tabassage en règle de Malicia. Lui, qui s’est moqué des cris, qui n’a pas essayé de la retenir.
Comme tous les autres, oui. Mais avec lui, Liberty avait espéré autre chose. Peut-être. Mais monsieur Parfait est trop parfait, et ne supporte pas la misère humaine, ne supporte pas la réalité. Il veut retourner dans sa petite maison dans la prairie ? Qu’il y retourne.

La blondinette est assise contre un rocher, une étrange chaîne enroulée autour du bras droit. Elle ne lève pas les yeux vers Eugène. Son regard se perd dans la contemplation de la mèche qui termine ladite chaîne ; à l’autre bout, une poignée, tenue fermement dans sa main.
Un mouvement sec, et la bolas se déroule, atterrissant brutalement dans le sable. Juste à côté de deux jambes meurtries, étendues au sol, dont seul le haut des cuisses est recouvert, d’un mini short visiblement découpé dans un treillis. Le dragon dessiné sur la cuisse gauche semble faire écho à celui qui vient de toucher terre.

Quelque chose de las, dans la posture. La chaleur est étouffante, le soleil lui crame une peau déjà suffisamment abîmée à son goût. Mais qu’elles sont belles, les aubes dont elle peut goûter la splendeur chaque matin. Qu’ils sont savoureux, les crépuscules rougeoyants. Qu’elle est douce, la caresse du vent sur ses joues, qui en rosiraient presque, flattées.
Il n’y a rien de plus important que tout ça : l’espace autour d’elle, et les quelques trésors qu’elle balade dans sa besace.

Alors si monsieur Parfait tient tant à faire sa crise d’adolescence… Liberty ne l’en empêchera pas. Elle n’ira pas flatter son ego en essayant de discuter avec lui, en essayant de le convaincre. Elle le laissera volontiers retourner vivre dans son conte de fées.
Peut-être qu’avec moins d’ondes négatives autour d’elle, elle reprendra goût à cette vie-là. Peut-être qu’elle retrouvera son sourire. Peut-être qu’elle, elle restera.
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Eugène Witt

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Lun 9 Mai - 13:16

Vous pouvez y croire vous ?

Savez pas de quoi je parle hein ?
Ben de c'qui s'passe dans la tête du bon caporal Witt. Genre qu'il est persuadé de sa bonne idée. Qu'il lui faut retourné dans sa contrée natale, mais que d'un coup, il se sent tout stupide. Pour avoir lâché l'info comme un vieux pet retenu depuis trop longtemps.
En clair : Ca pue.

Statique. Fébrile. Pas encore totalement convaincu par ses propres résolutions.
Trois mots. Ca aura suffit à le stopper net dans ce qui lui semblait acquis.
Une décision résolue. Invariable. Jetée aux quatre vents par trois foutus mots. Qui le font passer pour un con immature. Mais peut-être est-ce ce qu'il est.
Le jeune connard bercé toute sa jeunesse dans un cadre idyllique, qui par caprice et ennui à voulu goûter à la grande aventure, pour finalement se rendre compte que l'épique à une saveur merdique.
Plus on tombe de haut, plus la douleur est vive.

Puis c'est à nouveau la réflexion qui inonde son esprit.
Liberty. Après tout, cette fille n'est pas vraiment à sa place non plus.
Il l'a pensait un peu faible mentalement. A suivre servilement le borgne dans son délire paranoïaque.
Il l'a croyait perdue. Asservie par la fatalité.
Certes sa personnalité laissait transparaitre plus d'intérêt que la plupart des crétins hantant les tunnels de Vegas, mais au final... à ses yeux, elle n'était ni plus ni moins qu'une âme sans but. Acceptant sa situation. A quoi bon...

Une erreur de jugement ?
Ca semble tellement évident. Un appel à l'aide, que lui, pauvre crétin, n'avait pu percevoir.


Ouais, j'vais me tirer. Et j'suis sur qu'tu rêve d'en faire autant.

On titille l'égo. Mais Witt oublie qu'il n'a pas affaire à un homme... mais une femme.

Tu sais c'qu'on fait là ?!
On s'casse le cul pour un projet dont on a tout les deux rien à foutre. Ni plus, ni moins.
Alors oui, j'me casse. A l'ouest. J'retourne sur les terres de la TFR, et...


Il voudrait l'emmener avec lui. Ivy aussi peut-être. Mais... c'est un voyage sans retour. Qui va probablement le mener à sa mort. Quelle chance à t-il de rejoindre un jour son pays ? La route est semée d'embuches. De gros gadins nommés Basterds. De racines vicieuses nommés malnutrition...
Il tient à elles plus qu'elles ne veulent bien le croire, et les exposées à de tels risques, il ne peut s'y résoudre.

Devenir un connard. Pour que les adieux soit plus facile.
C'est l'idée la plus adéquate.


... Et puis j't'emmerde!
Reste là! A lécher l'cul d'un taré qui s'en balance de ta trogne. A croire que tu t'complais dans cette merde.


Le demi-tour est entamé.
La séparation, imminente.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Lun 9 Mai - 19:47

Un nuage de poussière. Ivy arrive au galop. Apparemment galvanisée par une force extérieur. Ralentie à l'approche du campement. Passe devant Cash au pas, et lui balance aux pieds un pochon rempli de bouteilles de rhum non-ouverte, de boules d'opium et d'un nécessaire à fumer qui n'a jamais servi, d'un petit sachet bien scellé qui contient quelques cachets d'ecstasy.
Elle est brusque, brève, ne cherche visiblement aucune discussion. Cela tombe bien, elle croit savoir qu'elles sont deux, sur ce coup là.


« Cadeau empoisonné. »

Elle finit par ranger son cheval, à l'arrêt, museau tourné vers l'ouest. Ecoute la conversation du moment, ou plutôt les injures, sans se départir d'une gueule fermée, peu avenante, mais étrangement neutre, froide et déterminée. Dans son accoutrement black block. On la voit plus poser une bombe dans une banque d'avant-crash plutôt qu'éplucher des patates dans un bataillon.
Elle est déjà au courant. Un regard entendu à Eugène. Tout a déjà été dit, inutile de gaspiller sa salive.
Pas l'once d'une attention pour les autres.
Elle hausse le ton, la main valide serre les rennes, le crochet gratte une parcelle de sa tempe présentant un petit hématome violet qui se fond dans la masse...


« Y'a un type à l'est qui s'appelle Ethan. Il vous remercie pour l'eau et le soutien. »

Le vert trinitite plonge dans les brumes huileuses de chaleur qui brouillent les montagnes au sud. Gravement.

« Sur ce. Faîtes une croix sur mon possible engagement, si c'est pas déjà fait.
On m'attend à Vegas.
»
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Mar 10 Mai - 6:49

Malicia décaroule tranquillement une bouteille de rhum tombée du ciel tout en observant d’un œil détaché le grand cirque qui vient de monté chapiteau à quelque pas de son rade.

Pour sa part, elle n’en a rien foutre que tous ces conards ce barrent à grand renfort de verve. Tout ca pour elle, c’est de la mièvre fiente qui s’écoule d’autant de clape merde crasseux.

Ils ont à bouffé, des armes, des montures… ils ont finalement tout ce qui a de la valeur dans ce monde décharné qui crie d’agonie. Mais c’est insuffisant, bien sur, c’est toujours insuffisant. Putain de mort en sursis, putain d’idéaliste, putain de dépressive à la con... S’ils veulent crever, qu’ils lui demandent, elle ce feras un plaisir de répondre à leurs suppliques.

Elle ce désintéresse finalement du spectacle donné par les tourtereaux et le capitaine crochet travesti pour ce concentrer sur ce qui à vraiment de l’importance… Une bonne pipe d’Opium, et une promesse d’oubli.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Mar 10 Mai - 20:08

Un temps de latence. Une légère impulsion du poignet et des jambes et voilà qu'elle fait à nouveau face au campement. Une drôle d'odeur de misère noire flotte dans l'air. Et pour une fois, elle n'a pas vraiment l'impression que c'est la couche superficielle de sa peau morte qui refoule autant.

Ivy observe les gestes de Malicia en plissant les yeux, discrètement, mais l'air un peu curieuse, sous le masque gelé.
A croire qu'elle n'a jamais vu ça de sa vie, quelqu'un qui se bourrine le crâne à l'opium. Ou bien peut être qu'elle ne comprend pas, qu'elle juge.
Ou alors c'est un fond de tentation malsaine, qui commence à pointer le bout de son dard vicieux au fin fond de ses entrailles pleines d'un sang qui ne veut pas cesser de circuler.
Affirmée et rigide dans ton mode de vie jusqu'à ce que le mimétisme social et la tentation propre à un esprit encore enfantin te rattrape et te fait du gringue.

Qu'est ce qu'on peut bien ressentir de si bien en étant défoncé ?
Qu'est ce qu'on atteint exactement, ou plutôt qu'est ce que l'on cherche à atteindre, en modifiant sa perception avec des produits chimiques ou des plantes ?
Pourquoi cette faiblesse ? Pourquoi prendre le risque de perdre l'avantage sur les gens conscients ?
Qu'est ce que ça veut dire, être conscient ?

Sait plus très bien...

Tu la vois, toi, dans un an ou deux, complètement avinée, camée et nihiliste, coincée à jamais dans le trou du cul de la terre et devant le gros rempart de son esprit, à faire des passes avec des bouseux à moitié zombifiés pour remplir de façon décadente le peu qui reste d'une vie qui n'a plus aucun sens ?

Elle se détache du spectacle en manuel du parfait petit junkie illustré pour passer en revue le reste de la troupe. Qu'est ce qu'il se passe, putain... On a versé du sédatif dans leur bouffe ? Pourquoi les entrainements sont aussi mous, débiles...perfectibles ? Pourquoi Saül et le Vieux n'ont plus l'air d'en avoir grand chose à battre de leur troupe d'élite qui se délite ?

Elle n'ira pas poser la question. Un sourire en coin à l'évocation du grade de Liberty, quand elle s'adresse enfin à Eugène. Violet met un coup de force impersonnel dans sa voix brisée, pour écarter les derniers souvenirs qu'elle a de ce pauvre Eugène.
Il n'a pas su saisir la balle au bond pour s'occuper d'une femme qui s'était évertuée avec difficulté à lui faire comprendre qu'ils pouvaient trouver en duo la solution à tous leurs maux... Qu'il y avait, implicitement, beaucoup de place pour lui dans le coeur qui cogne entre sa paire de seins.
Hypothèse fragmentée, désormais.
Rien que deux inconnus qui ne s'aiment pas et ne se connaissent pas.


« File ton flingue au sergent Vicious et barre toi. Ou au vieux plouc. Ou à moi.
On en a plus besoin que toi, le pacifiste.
Barre-toi avec le reste. C'est le moment. 
Sans canasson t'auras l'air d'un âne. Tout ça, ça t'appartient pas. A part ta bite, t'as rien du tout
. »



« Prend tes couilles à deux mains au lieu d'faire le gamin et casse-toi de là. 
Déserte et te fais pas chier à ruiner la seule décision personnelle que tu trouves concrète.
Augmente au moins tes chances de survie si tu fonces tout seul.
Y'a plus d'honnêteté ou d'sens de l'honneur qui compte ici.
»
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Eugène Witt

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Mer 11 Mai - 0:58

C'est pas une question d'honneur.
J'en ai rien à foutre de ça.


Réponse du tac-o-tac. Instinctive. Il n'avais même pas remarqué le retour d'Ivy.
Il a déja trop parler de lui. Il a déja tout tenté pour faire part de son malheur. Trop même surement. Il n'en dira pas plus. Finit de se défendre. Finit de se leurrer avec des résolutions sans avenirs. Il est temps de faire place aux actes.


Mais t'as raison Ivy. Foutrement raison.
J'me casse.
...
J'aurais juste aimé parler un peu avec Saül.
Transmettez-lui l'message comme quoi j'étais tout simplement pas fait pour suivre sa... mission. J'espère qu'il comprendra.


Un peu pensif, il ajoute :

J'espérais que ça s'passerait autrement. J'ai pas de haine pour aucun d'entre vous... juste que j'ai pas la force nécessaire pour poursuivre cette route. Des adieux amicaux... j'imaginais ça comme des adieux amicaux. Du genre... "A la prochaine!", mais crétin comme j'suis, j'réduis tout ça à un vulgaire échanges de joyeusetés.
J'ai vraiment l'chic pour tout foiré...


Un coup sur la bride de son canasson. Pour se mettre à hauteur des deux jeunes femmes.
Il jette un regard sur son équipement. Extirpe le pistolet artisanal coincé à sa ceinture et le tend à la punkette. Un petit sachet de poudre est fixé à la crosse.


J'ai pas envie d'me battre pour savoir c'que j'emporte.
Un minimum de réserves, et ce cheval... j'estime que c'est raisonnable.
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Mer 11 Mai - 6:16

Un voile vaporeux tombe presque immédiatement sur ses yeux et l’étau pourtant implacable de sa mémoire ce desserre lentement. La bête nommée « haine » qui louvoie sans cesse à la surface des flots noirs de son regard ce place entre deux eaux, tout à la fois présente et absente, calmée par le chant doucereux de l’Opium.

Malicia ne cherche pas d’extase ni d’expérience onirique, elle n’est pas une hippie à la con poursuivant d’illusoires pachydermes aux couleurs pastelles dans des cieux bariolés. Non, elle n’est qu’un bout de néant quémandant le repos de son esprit décharné.


- Pas trop tôt… Putain d’merde


Sa voix, rendue chevrotante par manque de s’entendre, c’est élevée en une plainte lugubre. Elle fixe Eugéne (peut être pour la première fois) d’une expression indéfinissable.

- T’es l’genre d’abrutit qui croit qu’les verges sont plus dures ailleurs, hein ? Putain d’sa race, t’as un gun, un bourrin et d’quoi t’empiffrer chaque jour que viens nous cracher à la gueule s’t’enculé d’soleil. Et tu viens nous la jouer « J’suis pas fais pour ça ? ».

Le débit s’écoule lentement, parsemé de quelques ricanements moqueurs et mollassons, coulant comme une mauvaise vinasse dans le gossier aseptisé d’un poivrot.

- Mais genre, t’inquiéte de rien, tu vas t’les prendre tes pines bien vigoureuse… Profond dans l'rectum... Bectance à vautours, l'rôle de ta vie…

Elle ouvre la bouche, comme pour poursuivre son étonnante diatribe, mais ce contente d’un simple « Putain d’connard » tout juste marmonné.

Pourquoi diable à t’elle préféré la place d’actrice à celle de spectatrice dans cette série B surannée à la chute mile fois observée?

...

Aucune idée

...

Elle hausse vigoureusement les épaules, monte sur son bourrin et s’arrache au triple galop en direction d’une silhouette perdue à flanc de colline.

Buter quelqu’un, voila qui devrait lui remettre les idées en place…

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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Jeu 12 Mai - 9:34

Y’a une époque on rêvait d’autre chose, Autre chose que des dieux, des communautés, Aujourd’hui c’est tous différents dans la même merde, Aujourd’hui c’est chacun sa gueule et j’t’emmerde.

Liberty s’est levée. Le regard plus sombre, flamboyant d’une flamme mauvaise. Toute la tension qui s’accumule depuis quelques jours, là. Tous les non-dits, tous les silences qui font partie intégrante de l’ambiance morose qui s’est installée. La punkette fait une nouvelle fois claque la bolas dans sa main, et s’approche au maximum d’Eugène.


- J’ai une gueule à lécher l’cul d’qui qu’ce soit ?

Y’a une époque on avait feu des idées, Y’a une époque on osait liberté ; Aujourd’hui on ose plus que sauver son cul En marchant sur celui d’à côté.
« Caporal. » Elle le dira avec tout le mépris dont elle est capable.


- L’seul truc c’est qu’moi, Caporal, quand j’signe avec mon sang, ça veut dire quelque chose, c’est pas juste pour la déco. J’pense pas qu’à ma gueule.

Le keffieh est arraché de son cou. Voilà la cicatrice qui court le long de son cou, du côté gauche, visible comme elle devrait toujours l’être.

- Quand j’m’engage à quelque chose j’tiens ma parole, j’vais au bout, et j’me barre pas sous des prétextes à la con, du genre j’me rends soudainement compte que c’est pas l’paradis. J’me complais dans aucune merde, j’vis juste dans la réalité, contrairement à toi !

Puis Ivy. Ivy, de laquelle Liberty s’écarte violemment, comme si elle était le déclencheur de tout ça.
Le flingue tendu par Eugène est attrapé d’un geste tout aussi brusque pour rejoindre sa ceinture.


- Demande-leur plutôt d’te les rendre, tes couilles, tu verras qu’ça peut servir.

Et la blondinette retourne à son rocher. Des adieux amicaux. Tu parles.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Comme un air de déja vu   Jeu 12 Mai - 11:15

Pendant le dernier acte de la scène de ménage, le regard soudain brumeux d'Ivy se perd dans les éphémères éjaculations de poussières que la course épileptique de Malicia vomit derrière elle...

Seuls quelques mouvements de mâchoires saccadés durcissent son visage presque endormi, à mesure que Liberty accouche son engagement avorté, pour l'agiter comme un foetus sanguinolent devant la face d'Eugène.

La manchote prend finalement la direction de l'est, l'air royalement indifférente.

La réalité.
Ne pas penser qu'à sa gueule.
En roue libre.
Sans plus aucun ordre.
Ethan le sale petit agent à la con...
Peut être pas du pareil au même, pour elle:


« Quelle bande de grosses merdes d'opérette...»

Elle approche l'émetteur contre ses lèvres, alors que la sueur imbibe à grosses gouttes les bandelettes noires sur ses bras labourés de meurtrissures:

« J'arrive dans...disons trois bons quarts d'heure, pour vous aider à décharger.
Ensuite je retourne directement me reposer au camp, et je repartirai en éclaireur dès d'main.
On fera vraiment connaissance à Vegas, je pense. Tranquillement.
 »



« De la poudre aux yeux, ouais.
Mais j'ai sans doute pas tout à fait les mêmes raisons que vous de l'penser.
Leurs idéaux sont déjà d'puis longtemps au fond des chiottes d'ma vraie doctrine politique.
»



« Ivy Violet. Terminé. »
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