Les ondes privées de l'Avant-Garde de Construction Transhumaniste. Mouvement d'élite technologique pour l'élaboration de l'être humain supérieur.
 
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 Proprement

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Ivy Violet

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MessageSujet: Proprement   Sam 14 Mai - 20:14

Retour aux ténèbres.
Aux rongeurs difformes gros comme des coucous, qui hantent les canalisations, et troublent les malingres sommeils au rythme de leurs griffes acérées mais tordues.
Qui agressent le fer, la pierre, le plomb, le caoutchouc, le carton moisi. Qui fouillent les emballages plastiques troués, gisant là comme des fantômes tangibles. Chicotent et cassent les oreilles.

Un feu précaire lèche les parois d'un brasero improvisé.

Les gueules survivantes ont bruni, mais certaines paraissent toujours aussi pâles.

Accroupie lestement au dessus des jambes du Vieux, assis contre une paroi où les champignons sont si monstrueux qu'ils pourraient chacun accueillir cent schtroumpfs obèses, Ivy semble lui faire les poches. Visiblement peu intéressée par les flasques de vodka, les tubes et les sachets de drogue qui fourmillent au coeur de la vieille veste en tweed, dans le Levi's poisseux qui sent horriblement la merde, l'urine et la charogne. Un de ses lance-pierres rejoint néanmoins la ceinture de sécurité bidouillée qui enserre la sinistre combinaison d'Ivy.

Patiente, elle déboutonne un à un les boutons du haut de la vieille raclure.
Lui relève parfois d'un vif coup de crochet son menton tombant, d'où s'écoule lentement une épaisse salive, pleine de souillures marrons et jaunâtres.
Lui enfonce le dard de la médaille militaire dans son téton, perdu au milieu de son tronc osseux et ridé à en faire des cauchemars. Une perle rubis gonfle sur l'aiguille et débaroule sur la détestable carcasse pourrissante. Elle rencontre l'obstacle du nombril, bidon qui présente autant de crasse que la narine d'un chiard morveux, le teinte et le remplit un peu, avant de se perdre vers les bords du pantalon, là où les poils pubiens ratatinés de la bête commencent tout juste à apparaître.

Aucune réaction. Alors elle retire la médaille du sein septuagénaire, qui continue à faire du goutte à goutte.

Le vert trinitite dépasse un peu d'une large épaule féminine. En coin.
Sans vraiment regarder quelqu'un en particulier.

La voix écorchée brise l'épais silence vocal.


« Soit l'un d'nous joue les aide-soignant en service gériatrique jusqu'à Vegas...
Soit on prend la décision. Proprement.
 »
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: Proprement   Sam 14 Mai - 23:29

Ethan regarde avec une mine dégoutée la carcasse baveuse de ce qui était encore le Vieux peu de temps auparavant. Enfin carcasse, façon de parler, le vieux salaud s'accrochait toujours à l'épave qui lui servait de corps, il respirait au moins, les bulles de salive au coin de sa bouche le prouvaient.
Aucune réaction lorsqu'Ivy plante la vieille médaille militaire dans la poitrine septuagénaire, sauf un filet de morve et une bulle de salive qui viennent s’étaler sur sa vieille gueule de satyre. Y avait bien d'la lumière, mais personne à la maison.. Ethan secoue la tete et crache par terre. Même ces foutues ruines au milieu desquelles ils évoluaient paraissaient en meilleur état que le vieux crouton.

Dehors, les corbacs lui auraient deja surement picoré les yeux en guise d’apéritifs, ici bas les rats en feraient surement un festin si le feu ne les tenait pas à distance, fallait se rendre à l’évidence il était cuit: t'es vivant tant que tu peux marcher et tenir une arme, et visiblement le vieux débris n'etait plus capable ni de l'un, ni de l'autre.
Ethan croise un instant le regard vert lorsqu'Ivy se retourne.
Il secoue à nouveau la tete, le sourire figé:


"La mort est jamais propre Ivy, jamais digne non plus..
Mais on peut au moins s'arranger pour qu'il parte sans se réveiller; et sans douleurs."
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Proprement   Dim 15 Mai - 0:27

Malicia s’arrache du planché des lézards, un sourire nerveux perché aux lèvres. Son paquetage béant, entouré des débris d’une bouteille de Rhum, jonche négligemment le sol crasseux. Les paroles d’Ivy ont trouvé un étrange écho dans les limbes embrumés de la petite boule de nerf au corps entatoué. L’appel de la mort claironné, le Vieux désigné... OOhhhh... Quelle douce symphonie, Beethove, sort de ce corps...

Ivy… Cette conne commence à lui plaire, après le précieux don de drogue, voila qu’elle offre le top départ d’une ragoutante curée… Il n’empêche qu’a son contact, une alarme ne peu s’empêcher de retentir a tout coup, lui vrillant les tympans d’un étourdissant deux tons. Elle ne peu ce départir de l’idée qu’elle joue un drôle de jeu, qu’elle est dangereuse autrement que par les armes. Elle a le même don que celui de certains psys qu’elle a jadis côtoyés, elle parle et retourne les l’esprit, tue la spontanéité, détruit la magie des pulsions, analyse, décortique… Bouffe les cerveaux.

Malicia plisse les yeux et s’approche d’Ivy, d’Ethan et du Vieux, une main négligemment plongée dans la petite besace qui repose sur son flanc.

Ethan est un idiot, il ne voit pas toute la beauté de la mort, toute sa grandeur. C’est vivre qui ne rime a rien, c’est vivre qui n’est pas digne, c’est vivre qui n’est pas propre. La vie est une garce aux plaisirs sadique, elle ne lésine jamais sur les coups de fouet, sur les coulures de cire chaude, sur la déchirure des pinces. La vie nous ment… baisez nous dit elle… baisez pour oublier a quel point je vous baise…

Le Vieux, cet enculé de morbac séculaire accroché aux couilles de la garce depuis si longtemps. Quelle chance il a, il va enfin pouvoir relâcher ses crochets pour chuter dans le néant et l’oubli.

Sourit, Vieux veinard, tu est crevé !

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Mazzy S.N.O.W.

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MessageSujet: Re: Proprement   Dim 15 Mai - 5:43

Dans le Wasteland, on appelle ça la zombinite; les chercheurs de l'ACT lui donnent un nom autrement plus scientifique : le syndrome de perte de l'ego. Un mal mystérieux qui s'empare des hommes, attaquant leurs cerveaux jusqu'à les transformer en mollusque incapables de survivre de manière autonome. Le SPE est, parait-il, contagieux. Aucun remède connu à ce jour.

Mazzy n'est guère porté sur la science ou la médecine mais elle connait d'autant mieux le traitement réservé aux malades que c'est elle qui pendant un certains temps fut charger par Vegas de l'administrer. Quelques cadavres découpés, soigneusement rangés dans des cartons au fond d'une pièce sombre perdue au milieu du réseau sous-terrain qui s'étend sous les pieds des végasiens, sont là pour en témoigner. Et autant la perte du Vieux ne l’émeut pas vraiment, au contraire même, elle n'a jamais appréciée la façon dont l'affreux regardait son cul l'œil malicieux, comme s'il rêvait d'y introduire dieu sait quels objets dégeux; autant le prochain sur la liste pourrait...


NNn-hon...

Cela fait des jours qu'elle essaye tant bien que mal de cacher l'effroyable vérité. Le Vieux n'est pas le seul a porter ces symptômes. Mazzy a beau faire tout son possible, le dissimulant sous une épaisse couverture et empêchant quiconque de s'en approcher, le mutisme du chef scarifié ne passe pas inaperçu. Qu'adviendra-t-il quand ses petits camarade s'apercevront que le borgne a lui aussi l’œil vitreux et la bave au lèvre ? Envisageront-ils la même solution radicale ?

NOOON ! Paaa-tou-chééé ! NOOOON !

Et voilà la clone qui s'interpose, lance-flamme en avant, baïonnette déployée, franchement menaçante.




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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Proprement   Dim 15 Mai - 5:59

Seul un sifflement proche de la cascabelle ou d'un feulement de chat s'extirpe d'entre les lèvres d'Ivy aux paroles d'Ethan. La langue coincée derrière les deux dents de devant.
La bouche légèrement tordue, alors qu'elle reboutonne le Vieux de sa seule main valide, avec plus d'agilité encore que ne le ferait un homme tout à fait bien portant.
Elle accroche, sans faire de vagues, avec des gestes précis, la médaille sur le devant de la veste, à l'emplacement où apparaissait encore le téton ensanglanté il y a quarante secondes.
Sonne deux claques sur le chapeau haut de forme, d'où la poussière s'affole en spores toxiques, près des tempes du bonhomme gorgées d'une huile rance.

Les biceps de la vieille raclure se contractent pour ces derniers gestes brusques, et ses doigt s'arquent en serres, signe qu'il n'a pas encore dit son dernier mot.
Si stupide zombie soit t-il. Si vidé de conscience qu'il puisse être.

Lorsqu'Ivy se redresse et fait quelque pas en arrière, pour presque effleurer de ses bons bras couturés l'ultra-violence fébrile des épaules du corps riquiqui de Malicia, elle ne regarde pas la jeune femme. Ce qu'elle pourrait faire de haut, la dépassant presque de deux bonnes têtes.

Non. Bien entendu.

Elle regarde fixement les bottes du Vieux, lorsque Ma77y montre des signes ostentatoires d'irritation.
Ou de perdition... Dur dur d'être une gogol babysitter...


A quelques pas du Lieutenant, l'emplacement d'Ivy, où traîne un bric à brac d'objets hétéroclites sur sa besace, sans doute destinés à fabriquer une arme artisanale qu'elle pourrait enfin utiliser avec son handicap.

Violet s'écarte de la jeune junkie. Rapidement. De l'espace. Vitale.
Non sans avoir choppé le club de golf au passage. Discrètement.
Comme si de rien n'était.
Comme si elle se fichait bien de la suite.
Peu importe que Malicia abatte directos le Vieux, et que Ma77y crame sa fresque à l'unisson. Elle s'écarte simplement, silencieusement tout autant que lourdement, sans aucune grâce féminine mais sans aucune prestance masculine, comme s'il y avait deux enclumes invisibles à la pointe de ses rangers, et des plumes airbags en dessous, pour en retourner à la conception de son joujou mortel.


Avant ça, Violet s'adresse pourtant à Ethan, les deux jambes tendues au dessus de son paquetage, la colonne vertébrale aussi raide qu'un mat dressé, le club dans le prolongement de son corps bandé comme une bite en érection.
Le contenu légèrement tendancieux de leurs récentes discussions radiophoniques semble s'être flétri comme peau de chagrin, devant ce nouveau rapprochement physique.
Le rêve fait presque toujours appel à une certaine distance.
Le cauchemar, lui, est souvent à portée de bras.
Les fleurs qui poussent sur les cadavres et la merde. Les deux bonnes grosses mamelles d'Ivy. Et pas ses beaux nibards balafrés.
Elle n'a pas l'air tout à fait en rogne. Glaciale.
Un iceberg qui se brise dans un grondement presque muet. Un phrasé tantôt correct, tantôt vulgos.


« Quand cela m'arrivera, j'aimerai aussi que ce soit propre.
Réveillée, avec beaucoup de douleur. 
Comme une naissance.
Alors votre putain d'blabla-à-deux-balles, c'que j'en dis...
»

Elle s'assoie et grogne dans sa barbe, avant d'enrouler un long filin autour de son crochet. Plus distinctement, en fixant un petit canif dans sa paume recouverte de bandes de tissus, avec lequel, bientôt, elle jongle entre ses doigts:


« J'en dis rien du tout. »
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: Proprement   Dim 15 Mai - 7:03

C'est avec un œil morne qu'Ethan, accroupi, une main posée sur le sol, une cigarette dans l'autre, observe l’étrange ballet des femmes.

Une Malicia qui déboule chargée à bloc, elle avait surement déjà condamné le vieux dans une coin de sa tête et Ethan préférait ne pas voir ça, il avait toujours préféré la frappe chirurgicale aux joyeuses boucheries... Et d’après ce qu'il avait vu de la tatouée, la finesse c'était pas son fort quand elle était dans des états pareils.

Une petite clone attardée qui s'interpose, crache flamme à la main, prête à rôtir le moindre andouille s'approchant à moins de trois mètres de la vieille carcasse dans une gerbe de napalm. Elle voulait pas qu'il claque? Et bien voila une babysitter toute désignée pour le vieux pervers...
Même si Ethan doutait franchement qu'elle parvienne à s'en occuper bien longtemps, elle avait déjà du mal à s'occuper d'elle même depuis que Saül n'était plus la pour veiller au grain, alors se charger du vieux légume....

Et enfin une Ivy qui grogne comme une chienne après un mâle qui lui aurait senti les fesses d'un peu trop près. Ethan secoue la tête, et un énorme glaviot vient s’écraser dans la poussière du tunnel, montrant bien ce qu'il en pense de ces changements d'humeur à la con...
Une remarque cinglante sur les naissances et la propreté lui brule les lèvres, mais rien ne sort de sa bouche, la mâchoire serrée et les lèvres closes il laisse la balafrée retourner à son petit atelier bricolage. Écrasant sa cigarette à ses pieds, il se relève et se dirige lui aussi vers son paquetage et ses sacoches de selles, qu'il a installé dans un coin éloigné du campement. Pour lui l'épisode du vieux croulant est clos, ils ont qu'à se demmerder avec lui.
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Proprement   Dim 15 Mai - 9:10

Lorsque la petite demeurée s’interpose avec force conviction, argumentaire à l’appui, Malicia remarque Ivy qui s’éclipse de la scène avec une virtuosité de funambule. Son regard vagabond cesse alors de papillonner entre le Vieux, Mazzy, Ethan et le reste pour ce fixer sur Fée Crochette. Le malaise de la fresque sur patte est palpable, et son énervement semble grimper crescendo. Dans sa tête, le film de ses pensées déroule sa bobine. Ivy, depuis que cette pute est là, tout semble allez de travers. Elle balance des pavés dans la mare radioactive des scarifiés et les observes ce débattre dans les vagues. Un cobaye, un sujet d’étude, une expérience grandeur nature. Miss tatoo pivote et fait deux pas en direction d’Ivy qu’elle désigne d’un geste nerveux.

- Espèce de salope…


Sa voix est clairement névrosée et tout en parlant, elle passe d’un pied à l’autre comme si elle ce tenais sur un sol jonché de charbons ardents. Elle ce gratte un crâne ou des cheveux, faute d’entretient, commencent à repousser. Fais de même avec l’intérieur de ses avants bras, renifle, puis, aussi brusquement qu’elle c’était levée, repart s’affaler prêt de ses affaires. Que le Vieux aille ce faire enculer, et qu’Ivy le suive !
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Proprement   Dim 15 Mai - 11:46

Même pas un regard en coin, même pas un sourire en coin, alors qu'elle découpe d'un coup sec une partie du cordage. Une gueule neutre, plutôt morne, à l'insulte. Pourtant, quand Malicia retourne dans sa piaule comme une ado anorexique -déjà alcoolique et fondue jusqu'à la moelle- frustrée, Ivy lève bien la tête, la fusille du regard, et lui sort un bon gros doigt de son bras tendu, peu importe si la junk' mate ou pas. Un comportement qui lui vient comme une subite envie de pisser...
Elle garde son majeur tranquillement aligné tout le long du dégueuli verbal au flot rapide, visiblement peu encline à faire dans la concession ou la dentelle, même si ce bras, elle sait pertinemment que l'autre peut le lui casser en moins de deux, et qu'il y a un lance-flamme prêt à l'emploi, pas loin.

Si ça part en couilles, là, vraiment, elle l'aura bien méritée. R.I.P, et pas d'Ivy Violet Terminé A vous qui tienne...


« La p'tite expérience avec l'second, ça t'évoque juste un salope... 
P'tite chiasseuse égoïste qui joue la dure alors qu'elle fait dans son benne plus qu'les autres... Gentil chien-chien à la con avec son nonos de flingue qui rentre au bercail en priant...
Si c'est l'chef qui clamse, comme l'Vieux, malgré tous les efforts d'Mazzy pour camoufler la merde, tu sais trèèèèès bien c'que ça veut dire pour ton matricule...
T'iras t'cacher derrière la p'tite et son crache-flamme, au mieux, si elle pète pas un câble et fout pas l'feu au village... Ou alors t'servir d'cette loque d'Mamba comme bouclier humain... Ou faire voir ta sale gueule ailleurs...
Alors t'as raison, retourne te camer au lieu d't'intéresser à la santé d'ton assurance-vie, insulte-moi pour foutre ta propre merde sur mon derche, ou bute moi direct' sans chichi...
Parce que sans la bénédiction et l'gilet pare-balle de papa, j'te f'rai abattre sans trop devoir m'casser l'crâne et m'salir le derche, grosse pute tarée... Junkie psycho' d'mes deux... T'es rien...t'es zéro, sans Saül...juste un déchet à évacuer d'urgence...
Alors sors ton gun pour enfant et r'peins l'mur avec ma cervelle, sous des tonnerres d'applaudissements...ou fais bien gaffe à c'qui s'passe chaque putain d'jour d'ton existence pourrave, maint'nant, chiennasse débile...
J'anticipe: t'en as déjà rien à foutre de la vie ? Alors flingue-toi et fais pas chier l'monde... Si t'avais pas salement mouillé ta culotte en torturant Liberty gratos on en s'rait sur'ment pas là... P'tite pute vicelarde...
»
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Proprement   Lun 16 Mai - 6:15

Malicia écoute la longue tirade qui s’écoule comme un torrent de merde de la bouche saumâtre d’Ivy d’une manière étrangement calme et détachée, comme si cette diatribe ne lui étais pas destinée, comme si la nervosité qui lui secouais les entrailles l’avait soudainement désertée.

Cela ne lui est pas naturel, loin de là, mais elle a toujours agis de façon biaisée avec ceux et celles qu’elle pense à même de lui « bouffer le cerveau ».

Tout en bourrant une nouvelle pipe d’Opium avec la célérité issue de l’habitude, elle ce demande vaguement comment cette gueuse peut être à la foi si lucide et si aveugle.

Comme si elle pensait blesser son amour propre avec ce ramassis de conneries. Son amour propre ?
Comme si elle pensait lui faire peur, lui faire croire qu’elle devait ce méfier plus que du reste du monde d’une éclopée de merde qui ce pensait en penseuse, en marionnettiste de foire, en épicentre du monde.

Elle a déjà buté plus de types qu’il y a de jours dans une année, elle c’est faite défoncée la gueule et la chatte dans des endroits plus glauque que cette galerie puantes et moisie ou elle s’avachi présentement, elle à frôlé la mort, l’a caressée, l’a tancée et souhaitée…

Alors Ivy, franchement ? Peut être est ce elle qui auras finalement sa peau… Et après ? La folle s’en branle, comme du reste.

Une fois le point final apporté à l’envolée lyrique qui c’est semble t’il cognée la tête au plafond, Malicia ce contente d’un sourire qu’elle espère navré avant de détourner le regard pour reporter son attention à l’allumage de son ticket gagnant. Ignorant royalement la trentenaire, comme le quidam assis sur un banc le ferais de deux clodos ayant achevé une rixe claudicante et ridicule pour les dernières gorgées d’un vin frelaté.

La fresque sait, ou du moins pense savoir que ce mépris ostentatoire, que ce cracha silencieux, bref, que cet outrage muet, plus que tout le reste, a des chances de foutre en rogne cette petite rhapsode de la fange.

La première taffe est délicieuse, Malicia appuie son dos contre la paroi… Faussement détendue…

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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Proprement   Lun 16 Mai - 6:45

« C'est bien. A la prochaine sale conne. »

Qu'elle souffle en mourant presque.
Et Ivy de baisser le doigt pour le ramener vers elle, et de baisser les yeux, qui roulent un instant le long de sa main et de son crochet, comme si elle ne savait plus très bien quoi foutre de ceux ci...
De laisser en plan son atelier découpage pour le bourrer dans sa besace avec autant de délicatesse qu'un phacochère en rut...
De faire son paquetage en vitesse...
En maugréant derrière ses dents encore tout un lot de « putes », de « branleuses », de « poisons à la gomme», de « foutujunkies », de « sacs à merde », et de « pompes à pisse »... De « raclures de bidet » et « d'étrons pourris »... En les mâchant bien, en les écrasant -elles crissent presque contre les dents- entre ses mâchoires tendues qui gonflent ses joues creuses comme celles d'une grenouille maladive... Un vrai jukebox atone complètement détraqué qui, après s'être énervée sur son bagage désormais bouclé, observe d'un oeil pathétique et vanné le cerbère lolita qui garde encore le tas de pus...
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Mazzy S.N.O.W.

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MessageSujet: Re: Proprement   Lun 16 Mai - 12:23

Profitons-en, tant que les femmes sont occupées à se jeter leurs tampons usagés au visage, pour faire évacuer le viellard à la sénilité galopante. Mazzy s'approche. Elle hésite un instant, grimace, comme si le simple fait de toucher le Vieux la dégoutait au plus haut point, enfin sa main se décide. Elle le saisit par un bras et le tire sans ménagement pour l'entrainer plus loin. Il traîne des pieds.

Aaaa-lééé-peu-tinn-AAa-veuh-vaan-sseuh !

Il fait sombre. Le sol chaotique est jonché de débris. Forcément, le Vieux se vautre et malgré les efforts de son auxiliaire de vie (qui se résument à lui tirer sèchement le bras) ne parvient pas à se relever. Des flash d'images passent devant les yeux de la clone : une incision dans la nuque, la pointe d'un couteau qui se glisse entre deux cervicales, la colonne qui cède, rotation de la lame autour du cou, décapitation, 47 secondes...elle secoue la tête en se mettant une claque.

D-deuh-BOUh !

En cet instant, ce qu'elle aimerait le crever sur place, prendre son temps pour le démembrer et jouer au Tetris avec ses restes...non ! Il faut rester concentrée et réfléchie, même si ça pique. Mazzy lâche le bras du vieux, le regarde un instant baver dans la terre battue tout en resserrant la sangle de son lance-flamme pour libérer ses mouvements, puis elle se saisit de la tignasse clairsemé qui trône au dessus de l'hideux faciès et lui assène deux coups de poing à la tempe, une phalange en avant des autres. KO. Bien, ça devrait être plus simple maintenant. Mazzy fait le tour du corps inanimé, l'attrape par les pieds et s'éloigne en le tirant derrière elle. Avec son paquet, elle part en direction de la tente militaire où est planqué son commandant zombie chéri, une litanie de grommellement indistincts l’accompagne.

Sssa-vvaaa-MaA-zii-ééé-laAh-Ooh-kééé-sséé-bon-tt-Taa-geu-leuh-sss-sa-vaAA

La brigade va très bien. Il n'y a aucun problème. Tout est sous contrôle.




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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 0:55

La brigade va très bien. Il n’y a aucun problème. Tout est sous contrôle. Ouais.
Le fondateur et Commandant du petit groupe est dans les vapes, n’a pas lâché un mot depuis des lunes et se bave dessus. Son Lieutenant est dans un état semblable, peut-être pire, même. Le Caporal a foutu le camp avec ses illusions déçues. Et les soldats se mettent sur la gueule, la tatouée et son monde virtuel haïssent toujours tout le monde, la militaire grungy balance ses reproches à tout-va, la clone ahurie protège les deux zombies, la petite black reste prostrée dans son coin, tout comme l’inuit d’ailleurs, et le dernier arrivé, le mercenaire, prend le risque de s’opposer à tout ça.

Négligemment appuyée contre la paroi crasseuse du souterrain, une punkette observe la scène. Le regard est attentif, presque inquiet. Un juicy se consume doucement au coin des lèvres.
Sergent Vicious. Le troisième gradé. Saül et le Vieux en perdition, c’est elle qui est censée prendre le commandement. Elle qui, il y a quelques lunes encore, projetait de partir. Elle qui a craché tout le venin de quelques longues frustrations au visage de son chef. Peut-être qu’elle se sent en partie coupable. Allez savoir. Toujours est-il que la Brigade coule, et n’est pas prête de revenir à la surface de sitôt. Surtout si elle ne fait rien.

Un choix. Une décision. Liberty se décolle du mur, frotte inutilement son épaule et se redresse.


- Arrêtez vos conneries.

Elle n’a pas l’habitude de donner des ordres. Elle déteste ça.
Le pantalon treillis, déjà usé, claque entre ses mains. Les boots noires frappent le sol, pour se ravancer vers la troupe. En passant à côté d’Ethan, elle lui glisse une main dans le dos, pour lui signifier son soutien. Puis elle s’arrête, au centre des campements solitaires éparpillés.


- Mazzy nous laissera pas approcher du Vieux pour l’instant. On le ramène avec nous à New Vegas. Avec Saül et lui dans cet état, on est vulnérables. P’t’être que vous en avez rien à foutre, vous, de crever. Mais c’est pas l’cas de tous ici. Alors arrêtez un peu d’penser qu’à votre gueule. Pensez à votre chef qui vous a sauvé la vie, même si c’était pour vous mener jusqu’à lui. Vous avez une putain d’dette envers lui, et vous avez un putain d’contrat envers le reste de la Brigade. Alors vos p’tits mots doux, vous vous les gardez.

Les yeux clairs voguent de l’un à l’autre des Scarifiés. La voix est assurée. Qu’ils aient passé le rite d’intégration ou non, actuellement, ils sont tous dans la même merde.

- En attendant, on organise les tours de garde. Vous vérifiez vos armes.

Puis, d’un ton qu’on pourrait croire menaçant :

- Toutes ces conneries, on les règlera à New Vegas. Et faites-moi confiance, ce s’ra vraiment réglé.
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 4:26

Faisant peu de cas du ton menaçant ou assimilé, Ivy grogne un dernier soubresaut de conscience avant de tomber dans le mutisme le plus total, la tête baissée, les yeux fermés, un air de statue ou plutôt de gargouille, après avoir irradiée Liberty de franches contradictions sur son exposé.

« Tu mens et tu l'sais très bien. Et j'vois pas pourquoi t'es si pressée d'retourner dans l'silence, alors qu'on gobe les mouches, et que y'a trois tondus avec des silex autour des galeries...
J'ai aucune dette envers Saül, encore moins après c'que j'ai fait pour Emi.
Toi Saül et Emi vous m'avez tous menti depuis l'début, à différents degrés.
T'étais prête à m'humilier pour ton organisation d'merde alors que les vivres venaient d'une approbation de Vegas. Vegas qui n'est affiliée à l'ACT que par le fait qu'Emi soit actionnaire et diplomate. Et rien d'autre. Aucun autre lien, j'me suis renseignée, j'avais qu'ça à foutre.
Vegas que j'avais contactée en premier lieu avant d'être redirigée sournoisement par Emi...
Vegas et uniquement Vegas. Ma dette elle est là bas, chez Dakan.
Pourquoi j'ai été si conne, pourquoi j'ai cru au baratin d'Saül et d'Emi avant de reconstruire le puzzle, j'me l'demande bien... Il a profité d'ma faiblesse psychologique du moment pour m'embrigader, et après se foutre du monde et du reste.
Maintenant, qu'il crève ton big-boss, ça m'fait une belle jambe, et ton contrat, tu t'le gardes, brave sergent Vicious.
Encore heureux qu'j'me sois pas tailladée le lard inutilement pour ce connard d'eugéniste qui s'masturbe sur du vent. Finalement cette situation m'va plutôt bien.
Ceci dit j'ai aucun ordre à recevoir de toi, et ton cinoche personne n'y croit. Si vous arrivez déjà pas à communiquer là, j'vois pas c'que tu vas régler à Vegas de si génial, à part le foutre au lit et lui carrer un suppo dans l'fion...
Sur les trois personnes qui ont plus de cinq mots de vocabulaire, deux font pas partie d'la Brigade...
»
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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 5:53

Franchement agacée, cette fois. Liberty lance un regard furieux à Ivy, et élève la voix.

- Va t’faire foutre !

Elle pointe un doigt accusateur vers Violet.

- Va t’faire foutre ! J’me suis gelé l’cul et j’ai pris des risques pour venir te chercher ! J’me suis contrainte à suivre des ordres à la con parce que t’étais soi-disant importante pour la Brigade ! J’suis restée sympa tout l’long ! Alors que toi, tout c’que tu sais faire, c’est cracher d’la merde sur tous ceux qui t’entourent ! Avant même que t’arrives, t’en étais déjà à balancer tes p’tites exigences, à mépriser les gens qui t’parlaient. C’que Saül a pu t’raconter, c’est pas mon problème. C’qu’Emi a pu te raconter, c’est pas mon problème. Tu les as crus, c’est TA merde. T’as veillé dur sur Emi ? Tu l’as bien voulu, ça aussi c’est TA merde, pas la mienne ! Alors tous tes reproches à la con, tu les adresses aux personnes adéquates !

Putain, faut qu’ça sorte.

- Maintenant, moi j’récupère le bordel, même si ça m’plaît pas plus que ça, ouais. Mais j’ferai en sorte que tout l’monde arrive à bon port. Parce que j’tiendrai mon putain d’engagement, qu’était d’aller jusqu’au bout d’cette mission. Même si pour ça j’dois commander ou c’genre de conneries, j’le ferai, histoire de pas avoir la gerbe chaque fois que j’verrai ma tronche dans un miroir.

Sans doute elle-même ne l’avait-elle pas calculé de cette façon : Liberty sort le pistolet chargé de poudre laissé par Eugène, et le pointe sur Ivy.

- T’es pas d’la Brigade ? T’es pas sous mes ordres ? Alors j’vois pas pourquoi on continuerait à t’offrir notre protection. Puisque personne ici n’est rien pour toi, tu s’ras rien pour nous non plus. Va payer ta dette à Vegas toute seule. Tire-toi.
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 6:15

Malicia écoute d’un air absent l’échange d’amabilité entre Ivy et Liberty tout en dégustant sa pipe avec délectation, comme si c’étais un petit bout de paradis qu’elle serrait entre ses lèvres.

Elle ce demande si la mère Vicious c’est achetée une paire de couille depuis la mort cérébrale de Saül, ou si c’est juste le poids de la fonction qui l’enivres et la transcende, c’est qu’elle envoie sévère du droit la gamine.

Cependant, la fresque n’a pas plus l’impression qu’Ivy de devoir quoi que ce soit au chef scarifié. Elle et lui ce sont aidé mutuellement à survivre après la chute de Fall Point, il lui a plus ou moins sauvé la vie, elle à plus ou moins fait de même, ils ont baisés… Ca s’arrête là.

Elle n’a rien contre le fait que Liberty prenne les reines de la brigade, mais elle s’imagine à grand peine obéir à ses ordres. Lorsque la punkette sort son flingue et braque Ivy, Malicia cherche vaguement le sien du regard dans le capharnaüm de son paquetage étalé. Ne le trouvant pas de prime abord, elle ne tarde pas à penser à autre chose.

Devant cette scène délicieuse qui ce joue, imposé par le présent et son implacable mémoire, un texte s’incruste en filagramme. La voix qui s’élève, monocorde, récitante, résonne et sonne en sourdine comme une grande musique de film jouée sur l'esclandre final.


« Deux guerriers ont couru l'un sur l'autre, leurs armes
Ont éclaboussé l'air de lueurs et de sang.
Ces jeux, ces cliquetis du fer sont les vacarmes
D'une jeunesse en proie à l'amour vagissant.

Les glaives sont brisés ! comme notre jeunesse,
Ma chère ! Mais les dents, les ongles acérés,
Vengent bientôt l'épée et la dague traîtresse.
– O fureur des cœurs mûrs par l'amour ulcérés !

Dans le ravin hanté des chats-pards et des onces
Nos héros, s'étreignant méchamment, ont roulé,
Et leur peau fleurira l'aridité des ronces.

– Ce gouffre, c'est l'enfer, de nos amis peuplé !
Roulons-y sans remords, amazone inhumaine,
Afin d'éterniser l'ardeur de notre haine ! »



Dernière édition par Malicia Cash le Mar 17 Mai - 6:21, édité 1 fois
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 6:21

Ivy s'extirpe de son nouveau coma et se lève d'un bon en ricanant d'une toux presque robotique, baisse la tête, et coule un regard sordide sur le flingue pointée sur elle. Un sourire jaune, malade, sensiblement content d'être pris pour cible, ravie de sentir une gueule de mort braquée sur ses nichons, la lèvre inférieure presque frétillante d'excitation.
Mais haussement d'épaules je-m'en-foutiste, en arrachant du fond de ses gros poumons:


« Ouep. A tes ordres Liberté. Ma pauvre chérie, te geler le cul pour aider ton prochain et sauver l'peu qui reste d'humains, ça a dû t'faire souffrance, j'comprends bien l'malaise, l'aurait p'tête fallu qu'j'te baise les pieds...
C'est pas comme si j'me sentais limite plus en sécurité seule...
Ou que y'avait autre chose à faire que d'gueuler sur un mouvement d'élite pour l'élaboration d'l'être humain supérieur, où tu t'sens pas responsable des agissements d'tes potes et d'tes supérieurs, loyale et droite dans tes bottes comme t'es...
J'te laisse avec les robots et la poète du jour, et j'vais m'faire foutre plus loin.
»

Sur quoi, elle commence à tracer très trèèèèès lentement sa route, le crochet et la main dans la poche, le vert trinitite figé sur le sol. Quelques discrets bisous secs dans l'air.
Le cheval suit son ombre tranquille d'un pas prudent, le museau baissé. Lui même accablé par la tension.
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 6:37

Ce redressant un peu, ostensiblement défoncée, Malicia applaudit comme on le ferais à la fin d'un spectacle particulièrement réussi -enfin, ça claque quand même pas beaucoup-

- Putain d'sa race... Super prestation les filles... Génial... Genre... C'est plus un cirque qu'une troupe d'élite qu'on d'vrais monter!

Et de ce ré-affaler contre son mur, plus stone que jamais...


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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 6:43

Si Ivy s’éloigne lentement, elle entendra certainement la dernière réponse de Liberty.

- Ouais, avec l’recul ça m’fait mal au cul d’avoir dû sauver une connasse dans ton genre. Mais tu noteras qu’entre un baisage de pieds et un comportement d’merde comme le tien, y’a un putain d’fossé et tout un tas d’alternatives.

Pas un regard pour Malicia, qui se sent soudainement une humeur de Baudelaire ou de spectatrice de théâtre. Les mots sont indistincts, la punkette les entend mais les assimile sans vraiment s’en rendre compte. Comme une litanie noire chantée à son oreille.
Elle se tourne, lentement elle aussi. Le pistolet est rangé à sa ceinture, et les yeux clairs se posent sur Ethan. Le temps de laisser la fureur s’éteindre, un peu au moins. Quand elle s’adresse enfin au mercenaire, la voix légèrement éraillée est plus douce, mais son visage reste figé dans une moue lasse, et un poil méfiante.


- T’es d’son avis ?
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Ivy Violet

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MessageSujet: Re: Proprement   Mar 17 Mai - 6:58

Ivy ne réagit pas à la remarque le moins du monde, mais s'arrête néanmoins à quelques mètres de là, des glaçons aux fonds des yeux.
Elle extirpe la Game-Boy traf' de sa poche.
L'allume. Enfonce le bout du crochet dans ce qui semble être une encoche « Reset All ».
Déplie l'antenne téléscopique, puis la retire en jouant habilement avec, et la balance au fond d'un trou à rats puant, ou d'une gouttière quelconque pleine de vieux produits ménagers, qui forment un bouillon gluant et corrosif, aux émanations écoeurantes.
Devant la tente de l'officier malade, elle dépose bien en évidence la console portable, la cartouche Tetris fichée à l'arrière train.
Chose promise, chose due.

Puis elle disparaît définitivement, bientôt engloutie par les ténèbres.
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Ethan Waits

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MessageSujet: Re: Proprement   Mer 18 Mai - 3:15

Le dos bien calé contre ses sacoches de selle, Ethan semble s’être désintéressé totalement de la scène qui se jouait un peu plus loin. Il avait sorti de sa besace une petite pierre et un chiffon huilé, et - concentré - s'était mis à affuter l'antique sabre de cavalerie qui pendait d'ordinaire au pommeau de sa selle.

D'une oreille distraite, tandis que la pierre passait et repassait sur le fil de la lame, il entendait en fond sonore le pépiement des trois pies qui jacassaient. S'occuper d'une arme l'avait toujours détendu, alors bon, affuter une antiquité sortie tout droit du XVIIIe siècle c'était pas non plus comme démonter un MP5 pour le nettoyer, mais pour le moment, il avait que ça sous la main.

La première pie récitait des poèmes, la seconde crachait son venin, et la troisième tentait de se faire passer pour un épervier.
Allez, frottes, frottes, tu as dit ce que tu avais à dire, et ton avis personne en a rien à carrer ici.
Mais peut être qu'Ivy... Non frottes. Laisse les se demmerder, laisse la cracher sa bile...
Petit à petit, Ethan se plonge dans son travail, les oreilles emplies par le bruit de la pierre sur la lame, ses étranges yeux gris fixés sur le fil, ses doigts attentifs à la moindre adhérence...
Les voix féminine ne sont bientôt plus qu'un bourdonnement désagréable, s'imprimant à la frontière de sa conscience.

Mais bien vite, "trop vite?", la réalité se rappelle à lui, en la personne de Liberty.
L'ancien militaire remarque son arme, passée bien en évidence à sa ceinture; même si il l'a entendue, il n'a pas vu l'altercation, pas plus qu'il n'a vu Liberty pointer son arme sur Ivy, trop occupé à affuter son sabre pourtant deja tranchant comme un rasoir, mais - maintenant - il distinguait clairement la tension dans la voix de la punkette:
- T’es d’son avis ?
Son avis, quel avis?
Pendant qu'Ethan remonte en accéléré l'historique du fond sonore, il passe une dernière fois la pierre sur le fil de sa lame, l'essuie lentement avec le chiffon huilé, tâte le tranchant du pouce et - paraissant satisfait - rengaine l'arme dans son fourreau. Tandis qu'il se relève, le sabre toujours en main, la pierre et le tissu gras vont rejoindre une de ses nombreuses poches de poitrine, et ses prunelles grises se braquent sur celles de Liberty. Lorsqu'il prend la parole, sa voix parait calme et réfléchie:


"Son avis?
L'avis d'Ivy?
Son avis sur quoi exactement?"


Du coin de l’œil, il voit la trentenaire balafrée déposer quelque chose devant la tente du borgne moribond, et elle reprend sa route, sans se retourner, il lui adresse un au revoir muet accompagné d'un maigre sourire. On se verra à Vegas ma cocotte, et avec un peu de chance, t'auras appris ce qu'est la sociabilité d'ici la.
Reportant son attention sur Liberty, il reprend:


"Depuis que j'ai rejoint la brigade, j'ai passé plus de temps à crever la soif tout seul dans le désert que de temps avec vous. Somme toute ça m'a pas changé beaucoup des basterds.
Et j'ai pas encore pu me faire un avis tranché sur la question, parce qu'à part vos petites gue-guerres intestines, j'ai rien vu de vous. La cause que vous défendez me parait bonne, mais à quoi bon se réclamer d'une cause, si dans les faits, on ne fait rien, ou si les dissensions paralysent tout le mouvement? Hein?"


Alors qu'il se rapproche de Liberty, le ton se fait plus incisif, pas menaçant pour autant, cela ressemble plutôt... A des encouragements, des encouragements à la sauce sergent instructeur.
"Les patrons sont pas en état de commander?"

Il désigne la tente de Saül d'un hochement de tête. Et, pointe vers la poitrine de Liberty, l'index de la main qui enserre le sabre de cavalerie.
"Alors prends la brigade en main "Sergent".
Il est pas question de "régler" les problèmes de la brigade... Faut mettre des coups de rangers avant que les problèmes déboulent.
A chaque fois que tu donnes un ordre tu parais hésiter, on dirait que tu demandes si Saül approuverait, si tu peux te permettre... Mais Saül est plus la.
Alors crois moi, décides, ordonnes, tes interrogations tu les gardes pour plus tard. Les troupes ont jamais suivi un chef qui paraissait pas sur de lui!
Le doute est permis, t'as juste pas l'droit de l'montrer.
Et je suis sur que t'as c'qu'il faut pour le faire, même si ça t'fais pas plaisir..."


Un instant de silence, l'index pointé se referme, et le bras retombe le long du corps.
Lorsqu'Ethan reprend la parole, sa voix s'est calmée à nouveau, mais il parait attacher beaucoup d'importance à la question qu'il pose:

"Alors, on a un commandant, ou juste une intérimaire qui en a rien à foutre?"
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Liberty Vicious

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MessageSujet: Re: Proprement   Mer 18 Mai - 4:42

Liberty serre les dents. Garde un regard sombre rivé dans celui d’Ethan. Encaisse les reproches, les échecs.
Tout ça est bien trop compliqué. Ça n’est pas dans sa nature de suivre les ordres, encore moins de diriger. Mais elle a fait l’erreur de s’adapter. D’accepter. Assumer, c’est tout ce qu’il reste à faire.


- Les problèmes sont déjà là. Alors si, il s’agit bien d’les régler. C’est l’erreur qu’a faite Saül, faire semblant que tout allait bien.

Elle désigne d’un vague geste de la main la « Brigade ».

- Suffit de jeter un œil. Et on est pas capables non plus d’accueillir convenablement les nouvelles recrues. Ouais… faut régler tout ça. Et si c’est moi qui dois m’en charger, j’m’en chargerai. Vous voulez un commandant ?

Sans réelle transition. La voix se fait de nouveau plus forte, assurée, alors que les yeux clairs roulent doucement sur le campement, s’arrêtant sur chacun.

- On ramène Saül et le Vieux avec nous. Pas question qu’on abandonne qui que ce soit en chemin. Je coordonne, vous jouez les babysitters. Vous les forcez à manger, vous les traînez pour qu’ils avancent. Une fois à New Vegas, on essaiera de trouver un remède.

La petite troupe est avisée. Puis c’est un regard derrière elle que porte la blondinette ; vers l’endroit où est partie Ivy, qui a déjà disparu. Oui, par-là, les ténèbres, et avec elles les menaces inhérentes à un environnement tel que ces souterrains. Ils ne sont pas à l’abri d’une trahison. Ils sont plus en danger maintenant que lorsqu’ils étaient sortis affronter les Basterds. Moins nombreux, affaiblis.
Elle revient sur Ethan. Elle lui expliquerait plus tard, peut-être. La Brigade. L’organisation « A.C.T ». Les nœuds complexes, leur histoire, tout. Mais pour l’instant…


- Tu prends le premier tour de garde.

Le prochain problème à régler ? Malicia Cash.
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MessageSujet: Re: Proprement   Mer 18 Mai - 5:10

Le regard qui étincelle, un petit sourire qui se dessine sur les lèvres d'Ethan pendant qu'il observe la transformation de la punkette. C’était décidément plus agréable de la voir assumer ses responsabilités que jongler entre le commandement et ses principes. Tandis qu'il fixe le sabre à son ceinturon, Ethan l'écoute donner ses ordres, voila, c'était pas si compliqué! Elle commençait à meriter son grade.

Il sourit franchement lorsque l'ordre lui claque dans les oreilles:
- Tu prends le premier tour de garde.
Il se retrouve au garde à vous, instinctivement, soutenant sans broncher le regard "du nouveau commandant".


"Bien sergent!"
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Malicia Cash

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MessageSujet: Re: Proprement   Mer 18 Mai - 10:26

Quelques heures après que cet étrange incident qui avait vu miss Vicious prendre le pouvoir par la force et la terreur fut passé, Malicia ce décida à aller faire un petit tour. Peut être aurait elle la chance de tomber sur la bouffeuse de cerveaux, et la joie de lui ouvrir le bide de la chatte au menton…

Quelle merde cette nouvelle lubie des tours de garde. Elle avait du attendre que ce soit la petite demeurée de combat qui s’y colle pour lui signifier qu’elle "allait ce dégourdir les boots’s" et qu’elle "revenais, genre… dans pas longtemps". Sans trop laisser à Mazzy le temps de la réflexion, elle c’était donc exécutée avec sa décontraction habituelle -comment ça, c'est pas convainquant?- , s’enfonçant à la lumière d’une faible torche dans les profondeurs la terre.

Le temps était magnifique, et déambuler dans les vapeurs moites des tréfonds s’avéras être d’un pur ravissement. Trébucher tous les quatre pas sur des cailloux à la con ou des racines de merde par exemple, voilà qui la mis tout particulièrement en joie. Il va sans dire que les « putains d’sa race » et autre « enculés d’fil de pute » qui sortaient de sa bouche d’un ton sinistre en ses moments de bonheur n’étaient là que pour exprimer son émoi.

Lorsqu’elle arriva à une patte d’oie qui séparait l’espace en trois goulot tous plus accueillant les uns que les autres, elle du bien ce rendre à l’évidence, elle devrait remettre à plus tard ses ambitions mortifères sur la personne d’Ivy (mais en étais-ce vraiment).


"Tu m’fras chier jusqu’au bout… Putain d’salope !"

Dit-elle de sa voie la plus tendre alors qu’elle s’affale sur son séant - Histoire de profiter de la vue en rase motte tout en se délectant d’une éniéme pipe d’Opium –

Tout à coup, la défonce aidant sans doute, une pulsion subite qui ne l’avait plus traversée depuis des années s’impose à elle. Elle sourit tout en sortant de la petite sacoche qui traine au sol la pointe d’une flèche qui ne la quitte jamais – c’est un peu sa bombe lacrymo made in fract -.

Elle observe quelque instant le métal qui brille aux lueurs blafardes de la torche puis s’ouvre les veines du poignet gauche sans plus de tergiversation. Le sang s’écoule lentement de la plaie, son rictus s’accentue.

Elle enlève une des ces lanières qui lui font office de vêtement, passe la queue du serpent de cuir dans sa gueule fourchue, et la boucle crée en amont de la plaie.

Il n’y a plus qu’a ce laissé aller à s’approcher de la mort, à la sentir roder comme un vautour tournoyant au dessus de la charogne en sursis, à l’embrasser jusqu'à risquer qu’elle vous avale. A repousser le moment, toujours, encore un peu, juste encore un peu... Jusqu'à ce que peut être il soit trop tard, que le point de non retour ait été franchis.


"Genre, voyons si j’vais encore te baiser cette fois ci… "

Le sang coule, l’opium s’inhale, le temp s'écoule…
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Proprement
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