Les ondes privées de l'Avant-Garde de Construction Transhumaniste. Mouvement d'élite technologique pour l'élaboration de l'être humain supérieur.
 
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 Ernest Giaccomazi à New Vegas

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Emi Louise

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MessageSujet: Ernest Giaccomazi à New Vegas   Mer 19 Jan - 23:59

Pour tous ceux qui ont l'accès "habitant" au forum de New Vegas, je vous mets les liens de tous les rp qui ont été écrits cet été, quand il attendait que l'ACT se mette en place et que Gaz O'line sorte de son zombinisme.
A savoir que si il a fini par tuer son perso, c'est qu'il en avait assez d'attendre. Et c'est très dommage car finalement la semaine suivante, tout reprenait son cours. Mais bon, les coups de tête... ça arrive Smile


Arrow La rencontre entre Randall Mack et Ernest Giaccomazi

Lune 79

- Nouvelle Vegô, subito, michto, michto ! 1 2
+ Canonball Incoming 1

Lune 80
- Visite de courtoisie à la Louise 1 2
- [ Le wagon médical ] : La MALARIA 1 2

Lune 81
- Une trogne sur une voix...

Lune 83
- Casting New Vegas

Lune 85
- Raser Byzance

Lune 86
- Raser Byzance (Suite) 1 23
>>Destruction des récits sur sa vie (les fameux rp qui ont été effacés)
- I and I chez l'Taulier 1 2
- Life goes Lack 1 234 56

Lune 88
- Needle in the Camel's eye 1

Lune 90
- SeulEtSombre 1

Lune 91
- Sur le retour 12

Lune 92
- La Résignation 1 23


[Pour ceux qui ne risquent pas d'avoir les accès habitant : j'ai rajouté des liens numérotés à coté des titres. ]


Dernière édition par Emi Louise le Ven 21 Jan - 23:44, édité 2 fois
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Emi Louise

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MessageSujet: Re: Ernest Giaccomazi à New Vegas   Ven 21 Jan - 23:42

Dernière voix

Un enregistrement sur bande magnétique, ajouté au dossier Giaccomazi - Mack

Citation :

Au tout début, il y a du silence. Un vrai silence, à peine brouillé par le son significatif de la bande enregistreuse. Puis, c'est la voix d'Ernest que l'on entend. Cassée. Meurtrie.

Emi...Emi...argh...ma princesse...argh...tu sais que j'ai toujours...argh...préféré t'appeler Emily...argh...

Je ne te...argh...demande pas de me croire...argh...sache juste...argh...que je ne t'ai...argh...jamais vraiment...argh...menti...ou alors...argh...pour essayer...argh...connemment...argh...de te charmer...

J'ai...argh...après que tu sois partie...l'autre soir...argh...où j'ai peint...argh...sur ton corps...argh...j'ai fouillé mon wagon de fond en comble...argh...

Emily...argh...je me suis toujours douté que...argh...quelque chose n'allait pas...argh...comme quand...argh...je t'ai presque dit...argh...que j'avais peur de dormir...argh...je ne t'ai jamais avoué...argh...que pendant les journées...argh...quand je m'écartais de toi et du reste du monde...argh...je tombais parfois...argh...dans des comas...argh...qui me laissaient...argh...comme un goût amer...argh...comme si quelque chose...argh...m'avait engourdi...argh...puis poignardé le coeur avec une seringue...argh...invisible...

Je suis victime...argh...d'un traitement...argh...monstrueux...inhumain...argh...quelque chose de froid...argh...d'une manipulation...argh...d'un malade mental...argh...je suis moi même...argh...sans doute un peu dérangé...argh...et j'aurai dû t'avouer plus de choses...argh...mais...argh...pas à ce point...



Il y a un temps d'arrêt. On entend le bruissement de feuilles de papier, et le sifflement pénible de sa respiration.


Littéralement...argh...sous une dalle...sous mon wagon...argh...j'ai trouvé des documents...argh...avec...argh...mon écriture...argh...mais Emily...argh...je n'ai pas pu écrire...argh...ça consciemment...

Argh...c'est comme...argh...un rapport scientifique...gros de plus de mille pages...argh...dans lequel...argh...des années oubliées jusqu'à maintenant...argh...est racontée...argh...l'évolution...argh...d'une sorte...argh...d'expérimentation scientifique...argh...

Je ne comprends pas un...argh...pas un mot sur deux...argh...mais j'en saisis l'essence...argh...

Quand je suis parti...argh...à la surface...argh...je suis allé vérifier...argh...si certains détails de ce document étaient bien réels...argh...notamment...argh...en m'arrachant une partie de la peau...argh...jusqu'à l'os...argh...sur une parcelle entre le menton...argh...et la joue droite...



Pendant un long moment, il se met à pleurer, mais on sent qu'il essaye d'étouffer le bruit en posant sa main sur le micro.


C'est très...argh...complexe...argh...c'est horrible... Emily...


Je...je ne sais pas trop comment cela a pu être...argh...rendu possible...argh...mais mon cerveau...argh...mon cerveau authentique...argh...a été transplanté...argh...dans une coquille vide...argh...une réplique de moi même...argh...à l'ADN quasi-identique...argh...mais truffée...argh...d'organes artificiels...argh...de nanomachines...argh...d'une ossature qui...argh...qui n'est pas de l'os...argh...et d'autres choses...argh...artificiels...argh...qui n'ont pas été créées...argh...par un acte d'amour...argh...

Mon cerveau...argh...mon cerveau est branché...argh...je ne trouve pas d'autres mots...argh...connecté peut être...argh...à quelque chose...argh...quelque chose qui dans le rapport...argh...est défini comme une sorte de...argh...de virus...argh...de machine...argh...ou plutôt...argh...de parasite...un programme...argh...

Cette...argh...cette chose se nourrit...argh...des informations...argh...de mon cerveau...argh...elle se développe...argh...plus ou moins...argh...selon mes émotions. Plus l'émotion est négative...argh...comme la jalousie...argh...la colère...argh...plus le parasite se développe et progresse dans...argh...la possession...argh...du "sujet"...argh...autant dire...argh...de moi. D'où mon...argh...état actuel et...argh...confusion...affaiblissement...argh...


Le processus se manifeste...argh...à travers des changements de comportement...argh...ou des actes...argh...qui n'auraient jamais du être...

Le sommeil semble être...argh...la période de synthèse...argh...ou le parasite...argh...calcule et gagne ou perd...argh...du terrain.

Cela veut dire...argh...que les émotions...argh...qui viennent de la joie...argh...du plaisir...argh...empêche le bon développement...argh...du parasite...argh...

Emily...argh...tu es en danger...argh...plusieurs fois ton nom...argh...est mentionné...argh...avec des séries de chiffres...argh...tu es qualifié de poison...argh...de "cruche aveugle amoureuse...argh...d'un minable gorille"...argh...

Cette expérience...argh...est la phase I...argh...noté comme...argh...de la Sociologie de Terrain...argh...quelque chose...argh...que je connais...argh...le leitmotiv...argh...d'enculés...argh...PIRES QU'ADOLF. Ce que pourrait devenir l'ACT dans...argh...quelques années...


Ces derniers mots sont prononcés avec une extrême virulence, très vite suivie par des hoquets nerveux.


J'aurai voulu...argh...te raconter...argh...ce que je sais de ça...argh...de tout ça...argh...Des Nouveaux Architectes...argh...mais l'heure tourne...argh...

La phase II...argh...doit voir la victoire du parasite...argh...qui doit tout faire pour...argh...rassembler des informations pratiques...argh...sur les terres ravagées...argh...pratiquer des expériences...argh...et notamment participer à tout ce qui...argh...touche à un mouvement scientifique...argh...comme l'A.C.T...argh... Le génome de...argh...l'extraterrestre de Shangri-La...argh...est souvent cité...argh...à titre d'exemple...

Ensuite...argh...je ne sais pas la suite...argh...mais j'ai aussi...argh...en moi...argh...quelque part...argh...une puce de géolocalisation...argh...tu...tu imagines ?

Argh.



Encore une minute de silence. La voix est de plus en plus brisée.

Je ne sais pas...argh...pourquoi je suis revenu...argh...j'aurai bien quelque chose...argh...à te transmettre...argh...et cet enregistrement avec...argh...mais je pense...argh...que c'est l'action du parasite...argh...ce processus...argh...cette machine dans la machine...argh...qui m'a fait revenir...argh...alors que j'étais...argh...sur le point de me pendre...argh...quand j'ai vu...argh...une partie...argh...de mon corps...argh...de ma composition...


Emily...


Emily...

Argh...

Je n'ose même pas te dire combien...argh...combien je t'ai aimé...argh...et combien je t'aimerai encore...argh...c'est ridicule maintenant...

Princesse...argh...si je ne me tue pas...argh...avant qu'il prenne le contrôle...argh...total...argh...alors fait tout pour l'assassiner...argh...ASSASSINE MOI...

Je...je...voilà. Argh. Argh. Je...argh...ne me pardonne pas...argh...mais...argh...je suis désolé.

Argh.

Adieu. Ma Chérie...argh...Ma Dernière.



Le reste de l'enregistrement est vierge.

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Emi Louise

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MessageSujet: Re: Ernest Giaccomazi à New Vegas   Jeu 27 Jan - 4:03

[Désolée pour le coté cucu la praline de ce qui va suivre mais quand vient la fin de l'été...



Sleep ]
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Emi Louise

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MessageSujet: Re: Ernest Giaccomazi à New Vegas   Jeu 27 Jan - 4:14

Ernest Giacomazzi a écrit:
Le petit clapet dans la porte s'ouvre vivement. Derrière, toujours le masque.

Oh, bonjour Citoyenne Emily Louise Kenneth MF6730I.

Quel bon vent vous emmène en ces contrées de dégoût ? Ah ah !

Donnez moi une bonne raison d'ouvrir, Citoyenne. Je suis très occupé.


Emi Louise a écrit:

Sa voix et son visage se sont un peu affadis mais les larmes ont séché et la curiosité anime à nouveau son regard.

"J'aimerai savoir ce qui s'est passé, comment et pourquoi... En commençant par le début, si possible. Si ce n'est pas par respect pour Ernest et moi, faites le par pitié. Ça m'est égal. Je veux juste comprendre."

Elle hésite sur les mots à employer puis finalement elle ose.

"Vous nous devez bien çà."


Ernest Giacomazzi a écrit:


Je ne vous dois rien du tout, Citoyenne. Et encore moins à lui.

Les verrous cliquètent néanmoins. Il ouvre la porte en grand, va pour palper la jeune femme -fouille au corps- mais se ravise brusquement, comme s'il allait attraper le choléra. Il se dirige alors vers le siège inclinable, celui avec les étoffes.

Et refermez derrière vous.

Sans l'inviter à s'asseoir, il reste là, sur son trône, les bras posés sereinement sur les accoudoirs.

Je vous trouve quelconque, Citoyenne. Un peu moche, même. Passablement trop naturelle.

Il sort de sa poche un petit pendule mécanique, et le fait tournoyer du bout des doigts.

Qu'est ce que vous voulez encore savoir ? Je croyais que vous aviez tiré une croix sur tout cela.

Le Temps, Citoyenne. Le Temps, c'est du Futur. Pressez vous.


Emi Louise a écrit:


Elle s'avance d'un pas dans la pièce après avoir refermé derrière elle. Elle a du mal à reconnaitre l'endroit, et ne bouge plus.
Sa poitrine l'oppresse alors que des sensations lui reviennent, des souvenirs qui ont eu lieu ici.
Elle réprime son envie de se laisser aller tomber dans le vide.

Elle ne sourit pas, l'instant est pénible, et elle ne le cache pas.


"Parfait. Ce n'est pas comme si ce que vous pouvez représenter m'excitait de toutes façons. Maintenant que nous avons dépassé le thème de l'attirance, j'aimerai savoir pourquoi Ernest Giacomazzi a été choisi, comment vous l'avez attrapé, ce que vous lui avez fait subir, dans quelles conditions il est mort. Pour commencer. J'ai tiré un trait sur ce que nous -Ernest et moi- avons vécu ici dans cette cité, mais j'aime comprendre tout. Je ne viens pas ici par simple curiosité."

Ernest Giacomazzi a écrit:

Il hoche la tête, approuve les propos de la jeune femme en faisant claquer la petite montre contre l'une de ses paumes.

C'est bien, Citoyenne. C'est très bien. Sage décision. Votre cas est donc classé. Vous n'avez plus à vous en faire.

Il inspire profondément, semble diriger ses yeux vers les toiles de Giacomazzi, puis relève la tête, en direction du tableau de l'Apocalypse.

Je vais éluder certains détails, afin de rendre mon propos compréhensible. C'est une très longue histoire.

Là où je réside, je fais parti d'une Société "Secrète" -le mot est mal choisi- appelée les Nouveaux Architectes, parfois connue sous le nom des "Dix". Les Dix sont dix êtres humains, comme vous et moi. Enfin, moi. Je veux plutôt dire: mon véritable corps et cerveau, qui ne sont pas en ces lieux. Rappelez vous que je suis un programme.


Il balaye la salle de son regard, qui vient se poser sur l'étagère avec tous les bocaux de peintures, les instruments de tatouage, les pinceaux, les résidus des passions d'Ernest.

Vraisemblablement, on n'en compte plus que Sept. La Fondatrice est morte non loin d'ici, New Vegas. Folle à lier. Deux autres ont été atteint par un virus appelé la Grande Chose Virale par les non-initiés, le GV3N10 par les Nouveaux Architectes. Selon mes informations, seulement un sujet infecté a foulé ces terres, à savoir une sbire d'Adolf, fille d'un des Nouveaux Architectes morts.

Le GV3N10 est une erreur. Il a considérablement modifié la structure de la société, en tuant un cinquième de la population. A l'époque de la contamination, Ernest Giacomazzi était alors âgé de quatorze ans. La société s'est scindée en deux: les grandes firmes capables de construire des lieux sains, et les habitants lambda, se partageant les restes, dans la mort et la désolation.

A l'époque, je me suis donc mis en quête de recréer une nouvelle société souterraine, sous la base de l'expérimentation. Mes compétences sont centrées sur le cerveau humain et son génome, je suis également passionné de manipulation visuelle, auditive, et cérébrale. J'ai dépêché des troupes afin de capturer le maximum de jeunes gens encore en vie. Giacomazzi en faisait partie, mais il a réussi à s'échapper.

Trente ans plus tard, alors qu'il était presque seul au monde, sa dernière femme foudroyée par le virus, il s'est mis en tête de nous rendre visite, afin de diffuser le virus à l'intérieur de ma création, de mon oeuvre. Et il a réussi, ce chien, ce sauvage. Une bonne partie de mes chers Citoyens sont morts dans des conditions atroces, mais, avec quelques personnes, j'ai tout de même survécu.

Jusque là, est ce que vous saisissez ?


Toujours sans la regarder dans les yeux, il se perd dans la contemplation de la machine qui glisse entre chacun de ses doigts, émettant un cliquetis métallique assez désagréable.

Emi Louise a écrit:

Elle n'ose toujours pas bouger, de peur d'entrer en collision avec un objet qui puisse lui rappeler tout ce qu'elle a perdu ces dernières 24h.
Alors elle s'adosse à la paroi du wagon, juste à droite de l'entrée.


"Oui. Je crois. Mais si je comprends bien, vous n'êtes pas juste le fruit d'une expérience... Vous êtes aussi une personne à part entière avec un passé. Je me souviens aussi de cette femme qui accompagnait Ernest, et... Elle a mal fini d'après ce qu'il m'en avait dit. D'autres questions me viennent, mais continuez..."

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MessageSujet: Re: Ernest Giaccomazi à New Vegas   Jeu 27 Jan - 4:22

Ernest Giaccomazi a écrit:

Il tend son cou et, de ses mains crispées, fait grincer le cuir sous les étoffes.

Non. Je suis une interface.

Relâchant ses épaules, il recommence à jouer avec son objet.

Je lui ai donc rendu la monnaie de sa pièce. Au lieu de le tuer, je m'en suis servi pour: d'une, tester mes nombreuses années de recherche et mon matériel; de deux, expérimenter un combat intérieur, une Sociologie jusque là inexplorée; de trois, mener en ces lieux hostiles et incertains pour nous quelqu'un au dessus de tout soupçon, d'une allure relativement originale. Un grossier caméléon camionneur.

C'est bien le cerveau de Giacomazzi qui est à l'intérieur de ce corps. Certains peuvent donc en conclure qu'il n'est pas tout à fait mort, mais une fois que j'aurai un contrôle total, sans phase de réapparition du sujet, il sera définitivement enterré. Le reste est créé de toute pièce.

Je réponds à vos questions ?



Emi Louise a écrit:

Elle secoue la tête, atterrée par cette dernière révélation.

"Il est toujours vivant... maintenant ..? Il peut entendre tout ce que vous dites, comprendre ce que vous lui avez fait, juste pour venir voir la déchéance du monde extérieur de plus près sans risque ?"

Un peu comme si elle pensait tout haut, elle continue entre colère et larmes, tremblant comme une feuille.

"Alors... Etes-vous content de ce que vous avez pu voir ici ? Ça valait le coup ? Combien de personnes comptez-vous encore exploiter pour vos explorations... Monsieur... Monsieur comment ? Combien il en reste des personnes comme vous ?"

Elle a froid, et le ton a du mal à choisir entre la supplication et l'ordre.

"Laissez-moi Ernest, maintenant que vous avez eu ce que vous vouliez. Vous voyez bien qu'il n'y a rien pour vous ici... Rien à apprendre de plus. Laissez le, qu'il puisse vivre dignement ce qui lui reste. Vous l'avez suffisamment tourmenté..."


Ernest Giaccomazi a écrit:

Il s'enfonce un peu plus dans le fauteuil, et tapote vivement l'un de ses doigts contre l'accoudoir. En fait, dans son calme, il est insupportable.

Oh ? Combien en restent t-ils ? Sept, aux dernières nouvelles, je vous l'ai déjà dit. Et je ne suis pas sûr d'être le plus "méchant", pour employer un terme à votre niveau de compréhension du monde...de NOTRE monde !

Tout en continuant de déclamer son impatience avec le tambourinage de son index, il lance plusieurs fois en l'air le pendule, de l'autre main.

Mais ça ne fait que commencer, Citoyenne ! Hélas, si le contraire est possible, il ne peut pas nous entendre. Ou en a de vagues bribes, à ses réveils. Ce qui a provoqué mon émergence presque écrasante a été sa faculté à comprendre...et à vouloir démontrer à lui même. Toute l'horreur interprétée de sa condition a provoqué un brusque effet de levier.

Autrement, rien que parce que vous lui colliez aux basques et qu'il était fou amoureux de fou, je n'aurai jamais pu progresser vraiment. Le cerveau humain est une merveille pervertie par des parasites qui ne devraient plus avoir cours pour survivre dans un monde ravagé: l'amour, la confiance, l'amitié...tout cela est d'une Vanité sans nom.


Il se penche en avant et lance, sur le ton de la confidence.

Je vous avais pourtant bien dit que je gagne toujours à la fin. Giacomazzi va surement émerger quelques minutes dans la journée, mais je vous chasserai avant.


Emi Louise a écrit:

Elle reste un moment sans répondre, le regard toujours aussi vague. Les lèvres se pincent. Un enjeu semble rallumer ses pupilles ainsi que sa voix.

"Que le début..? Le début de quoi ! Que comptez-vous faire avec vos 7 petits amis... reconstruire le monde selon vos principes ? Expliquez-moi ce que va être l'avenir... Grâce à vous."


Ernest Giaccomazi a écrit:

Il arrête de lancer de haut en bas le pendule. Le masque se fige. Son poing tremble un peu.

Mais je ne peux pas prévoir l'avenir, Citoyenne. Vous serez surement déjà morte que nous poserons à peine la première pierre.

Dussiez vous crever à 107 ans, ce qui m'étonnerait fort...


Puis, il finit par se lever, passe devant Emily sans lui accorder un regard, puis saisit un cutter dans l'un des bocaux de Giacomazzi.

Entre nous, cela se voit que vous êtes mal-voyante. Ce que crée Giacomazzi est hideux. L'Art a ce quelque chose de très féminin que je ne peux pas supporter. La frivolité.

Les bottes claquent le long du plancher, et, d'un coup, il commence à transpercer de part en part l'une des toiles encore sur son chevalet. Par dessus son épaule, en rigolant à moitié:

Les artistes sont des crétins. Avec leur soit-disant message caché, la beauté de leur composition, etc etc etc... Tout cela, c'est du vent. La Science est un dépassement. L'Art, c'est de la masturbation crasse.



Emi Louise a écrit:

Le crissement de la lame sur la toile transperce ses tympans et déclenche un spasme de dégout chez la femme qui se redresse aussitôt. Un doigt fragile menace l'homme dans la direction de sa respiration.

"Sortez d'ici. Laissez ses affaires avant que je vous fasse égorger et saigner. Vous n'avez pas encore compris qu'ici, vous n'êtes rien Randall. Et vous n'êtes pas même pas assez malin pour me faire croire que je pourrais retrouver Ernest un jour ! Ce qui aurait pu vous valoir un sursis. C'est bien vous le vaniteux et le 'masturbateur' maintenant. A croire qu'un jour vous pourrez poser une quelconque pierre ici, à vous gargariser de votre intellect supérieur. Mais votre projet pourrait bien être étouffé dans l'oeuf si vous continuez à profaner ainsi mes souvenirs. Arrêtez çà tout de suite !"

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Emi Louise

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MessageSujet: Re: Ernest Giaccomazi à New Vegas   Ven 28 Jan - 1:28

[Je vous fait grâce de la scène de la mort, très larmoyante, et de la découverte du corps par New Vegas :p La suite donc, à l'arrivée de Harry]

- CSI New Vegas 1 2
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